UMP : Fillon va saisir la justice

  • A
  • A
UMP : Fillon va saisir la justice
@ MaxPPP
Partagez sur :

MINUTE PAR MINUTE - Revivez la journée houleuse de l'UMP après l'échec de la médiation Juppé.

>> Cet article est actualisé régulièrement. Cliquez ici pour en obtenir la dernière version.

# L’essentiel :

François Fillon veut saisir la justice pour régler le litige.
• Alain Juppé a déclaré que les conditions de sa médiation "ne sont pas réunies", sa mission est "achevée".
• Pour Jean-François Copé, c'est à la commission des recours de déterminer le vainqueur de l'élection.

>> A lire aussi : "La mort" de l'UMP en direct sur Twitter

>> A lire aussi : Le film de la semaine

C'est la fin de ce live d'Europe1.fr. Nous vous remercions de l'avoir suivi. Rendez-vous lundi pour un nouveau minute par minute.

# Le minute par minute :

21h44. "Fillon a tout fait pour que la médiation Juppé puisse réussir et aboutir". Valérie Pécresse, soutien de François Fillon, a assuré que l'ancien Premier ministre "a accepté toutes les conditions" de la médiation Juppé. "Jean-François Copé a refusé cette médiation. Pourtant, elle portait l'espoir de tous nos militants. Alors, aujourd'hui, je suis triste pour nos militants, qui veulent éperdument connaître la vérité des résultats de ce vote", a-t-elle déploré. 

21h32. "Les députés veulent garder la maison unie". Christian Jacob, président du groupe UMP à l'Assemblée nationale, estime que la création d'un groupe dissident serait "suicidaire". "Sur le groupe, je pense que personne n'imagine de créer une scission au sein de l'UMP. (...) Créer un groupe parlementaire UMP, ce serait prendre la responsabilité de faire exploser le parti. Ce serait suicidaire."

21h13. Retour de la commission des recours. La commission des recours, qui étudie depuis dimanche matin les irrégularités dénoncées par les candidats, a repris ses travaux dimanche soir, après l'échec de la médiation Juppé.

21h06. "25 % pour Marine Le Pen" Benoist Apparu regrette, sur iTélé, les divergences qui minent l'UMP. "Un parti politique est la pour défendre l’intérêt général, pour protéger les citoyens qui ont voté pour lui. Comment voulez-vous aujourd'hui que les Français aient confiance en nous ? Le résultat, c'est 25 % pour Marine Le Pen."

20h45. "Une balle dans le pied". Patrick Balkany, proche de Jean-François Copé, a réagi vivement à la décision de François Fillon de saisir la justice. Selon lui, l'ex-Premier ministre "se tire une balle dans le pied, pour ne pas dire dans la tête". "Quand on a été Premier ministre, on respecte les règles, a-t-il encore ajouté.

20h42. Un groupe indépendant à l'Assemblée nationale ? Lionel Tardy, député UMP pro-Fillon, appelle à la création d'un groupe parlementaire différent de l'UMP. "La messe est dite pour moi et un certain nombre de mes collègues. On souhaite a minima la création d'un groupe UMP indépendant. Pour le reste, on se réunira autour de François Fillon mardi soir pour décider des suites à donner."

20h27. "La droite morte". Sur Twitter, Benoist Apparu, ministre du Logement sous Nicolas Sarkozy, s'amuse de l'incapacité des leaders de l'UMP à s'accorder : 

20h14. Fillon va saisir la justice.A l'issue de la réunion Copé/Fillon/Juppé; qui s'est soldée par l'abandon de la médiation d'Alain Juppé, François Fillon s'est dit prêt à saisir la justice pour régler le litige. Selon lui, Jean-François Copé "porte seul" la responsabilité de l'échec de la médiation.



 20h00. La médiation "dans un volet ultérieur". A l'issue de l'entretien à l'Assemblée nationale, Jean-François Copé a précisé les raisons qui l'ont poussé à rejeter la médiation d'Alain Juppé. Selon lui, c'est à la commission des recours seule de déterminer le vainqueur de cette élection. "La commission des recours doit pouvoir accomplir son travail, qui consiste à statuer de la régularité du scrutin", a-t-il expliqué. Il n'exclut pas une médiation, mais qui devra selon lui "s'inscrire dans un volet politique, une fois le résultat proclamé".

19h54. Réaction de Benoist Apparu sur Twitter. 



19h50. Echec de la médiation Juppé. La rencontre entre Alain Juppé, François Fillon et Jean-François Copé n'a pas été fructueuse. A l'issue de la réunion, Alain Juppé a déclaré que "les conditions d'une médiation ne sont pas réunies". Il estime donc que sa mission est "achevée".

19h12. La commission des recours reprendra ses travaux à 20 heures. La commission des recours de l'UMP, qui se réunissait depuis dimanche matin 9 heures 45, a suspendu ses travaux à 19 heures. Ils devraient reprendre à 20 heures, à l'issue de l'entretien entre François Fillon, Alain Juppé et Jean-François Copé.

19h10. Début de la réunion tripartite. Selon iTélé, qui cite "une source proche des trois hommes", la réunion entre Jean-François Copé, François Fillon et Alain Juppé a débuté à l'Assemblée nationale.

18h56. Alain Juppé arrive à L'Assemblée nationale. A quelques minutes du début de la réunion entre François Fillon, Jean-François Copé et Alain Juppé, ce dernier est arrivé sous l'oeil des caméras à l'Assemblée nationale, où doit se tenir cette réunion.

18h29. Jean-François Copé réunira ses équipes à 20 heures. L'entrevue Juppé/Copé/Fillon, prévue à 19h, devrait être brève. Jean-François Copé prévoit en effet de réunir son "comité stratégique" de campagne dimanche soir à partir de 20 heures, à la mairie du VI° arrondissement de Paris.

18h05. "Il ne faut pas revoter".  Frédéric Lefebvre, ancien secrétaire d'Etat qui se revendique indépendant de Jean-François Copé et François Fillon, a estimé sur Europe 1 que le recours à la commission Juppé est une "bonne solution". "Je ne pense pas qu'il faille revoter. Il faut respecter les militants, ils ont été voter en masse. Il nous faut soutenir la médiation d'Alain Juppé."

17h35. Le sénateur Dassault demande de nouvelles élection.  Serge Dassault, patron du groupe aéronautique éponyme et également sénateur de l'Essonne, a appelé dimanche dans un communiqué à l'organisation "immédiate" de nouvelles élections pour la présidence du parti, "afin de mettre un terme à cette lutte fratricide qui déstabilise le parti".

17h25. Fin des travaux de la commission des recours à 19 heures. Dans un bref communiqué d'une ligne, la commission des recours, chargée d'examiner les réclamations des deux camps, a annoncé qu'elle suspendrait ses travaux à 19 heures, heure à laquelle Alain Juppé, François Fillon et Jean-François Copé doivent se retrouver. Selon Stéphane Rossignol, un de ses membres qui a quitté les locaux de l'UMP vers 17 heures, la commission ne devrait pas délibérer dimanche.

17h20. Frédéric Lefebvre s'inquiète d'une prise de contrôle rampante de l'UMP. L'ex-secrétaire d'Etat Frédéric Lefebvre indique sur son blog qu'il souhaite éviter que la médiation Juppé "puisse dériver en prise de contrôle 'à l'ancienne' par des personnalités qui n'auraient pas la légitimité de l'élection". Il demande donc que les limites de l'action de la commission présidée par Alain Juppé soient clairement définies."Quelles limites au champ d'action de la commission mettons-nous en place pour que les statuts et l'expression des militants soient respectés absolument ?", s'interroge-t-il. Pour l'ex-secrétaire d'Etat, "quel que soit celui qui arrive devant, ne serait ce que d'une voix, il doit être déclaré élu".

16h59. "La commission ne peut rien décider". L'entourage de François Fillon estime que la commission des recours de l'UMP "ne peut rien décider tant qu'elle n'a pas examiné tous les recours". Ceux adressés par l'équipe Fillon ayant été envoyés par courrier recommandé, ils ne pourront pas être examinés avant le début de semaine. "Ils vont peut-être tenter un coup de force pour proclamer (la victoire de Jean-François) Copé, mais la commission n'est pas légitime à délibérer, c'est un point de droit", a-t-on encore assuré.

16h40. Sarkozy est en contact avec Juppé. L'ancien chef de l'État est "favorable à toute initiative qui peut permettre de régler la situation" à l'UMP, a indiqué dimanche son entourage. "Nicolas Sarkozy et Alain Juppé sont en contact téléphonique", a-t-on précisé de même source.

marine le pen

© REUTERS

15h17. Le Pen charge Copé.Marine Le Pen a donné son avis dimanche sur le "crash" de l’UMP, et la présidente du Front national s’est montré plus critique envers Jean-François Copé qu’envers François Fillon. "Incontestablement, je crois que c'est Copé" qui a le mauvais rôle, a jugé la président du FN sur canal +, selon des extraits mis en ligne par Le Lab. "Il est resté secrétaire général pendant la campagne, alors que ce n'est pas très loyal, il a usé des moyens du mouvement de manière injuste", a encore jugé Marine Le Pen.

14h25. Bertrand : "l'UMP est en danger". L'ex-secrétaire général de l'UMP Xavier Bertrand a assuré dimanche qu'il souhaitait "le succès" de la mission de médiation d'Alain Juppé pour réconcilier les deux adversaires pour la présidence du parti. "Je souhaite le succès de la mission d'Alain Juppé, de sa mission de médiation. Il faut que l'on puisse sortir de cette crise dans laquelle on s'enfonce, je pense que depuis 10 ans jamais l'UMP n'a été autant en danger qu'aujourd'hui", a estimé Xavier Bertrand sur France 2. "S'il y a 30 personnes à Paris qui ne s'entendent plus, ce n'est pas le problème des 300.000 adhérents" du parti partout en France, a-t-il insisté.

13h50 : La gauche ne se gargarise pas.  Le ministre de l'Education nationale Vincent Peillon a déclaré dimanche sur France 3 ne pas se "réjouir des difficultés de la droite française", estimant que l'UMP a "tort de ne pas réfléchir à ce qui s'est produit ces dernières années". "Il n'y a aucun droit d'inventaire de la campagne électorale de Nicolas Sarkozy ni des cinq ans au pouvoir. Une chappe de plomb est tombée sur l'UMP qui empêche le débat", a affirmé le ministre lors de l'émission du "12-13 dimanche".

12h55 : Poursuite des travaux. Après ce nouveau rebondissement, la commission nationale des recours a affirmé dans un communiqué avoir décidé, "à l'unanimité", de poursuivre ses travaux après le départ des observateurs fillonistes. 

Me Francis Szpiner

© MAXPPP

12h : Le camp Copé contre-attaque. Quelques minutes plus tard, Francis Szpiner est lui aussi descendu dans le hall du siège de l'UMP, pour déclarer à la presse que la camp Fillon avait "choisi de déserter". "Après avoir fait un recours auprès d'une commission qu'ils contestaient, ils ont à nouveau fait volte-face et ils ont refusé de siéger pour deux motifs" : contestation de "sa légitimité" et "absence d'un représentant d'Alain Juppé".

"Je voudrais rappeler que cette commission a été élue par le Conseil national de l'UMP une première fois avec plus de 83% des suffrages, qu'elle a été renouvelée l'année d'après avec 86% des suffrages" et que le bureau politique de l'UMP "il y a quatre mois, à l'unanimité, avec tous les représentants qui soutiennent François Fillon, a accepté et reconnu la compétence de cette commission dans son principe et donc dans sa composition", a ajouté M. Szpiner.

eric ciotti ump caméras maxppp 930620

© MAXPPP

11h45. Les fillonistes quittent la commission de recours. Eric Ciotti, député UMP et soutien de François Fillon, a claqué la porte des travaux de la commission des recours dimanche, sous l'objectif de nombreuses caméras. "Nous avons constaté qu’il n’y avait pas de représentants d’Alain Juppé. J’ai posé plusieurs questions. Sur ces questions, le président a répondu qu’il n’y avait pas des représentants d’Alain Juppé et que les membres qui avaient soutenu les candidats pouvaient continuer à siéger. Sur la base de ces réponses (…), nous suspendons notre participation et que nous attendons la démarche de médiation d’Alain Juppé qui est la seule que nous reconnaissons", a-t-il affirmé dimanche matin.



10h50 : Sarkozy ne doit pas intervenir. Alain Juppé considère que l'ancien président n'a "pas intérêt" à intervenir dans le conflit qui oppose les deux prétendants. 

10h35 : Juppé pessimiste. Lors du Grand Rendez-vous, l'ex-ministre des Affaires étrangères ne s’est pas montré très optimiste dimanche quant à la réussite de sa médiation dans la guerre des chefs de l’UMP. "Laissez-moi cultiver une petite flamme d’espérance. Je me place dans l’hypothèse où je vais réussir. Même si j’ai très peu de chances", a lâché l’ancien Premier ministre lors du Grand rendez-vous Europe /Le Parisien/i-Télé. "Je suis réaliste, ce sera très difficile. Mais je suis déterminé. Je fais confiance à ma force de conviction. et c’est l’intérêt des deux protagonistes", a-t-il ajouté.

10h26 : Juppé évoque son retrait. L'ex-Premier ministre assure que si François Fillon et Jean-François Copé n'acceptent pas ses conditions, il se "retire". "Ce n’est pas un drame, ils se débrouilleront".

09h46. La Commission des recours est réunie.L'instance présidée par le copéiste Yannick Paternotte a débuté ses travaux au siège de l'UMP, rue de Vaugirard. 

9h14. Borloo : l'UDI, "terre d'accueil". Dans une interview au Journal du Dimanche, Jean-Louis Borloo, président de l'UDI (Union des démocrates et indépendants), appelle les électeurs de droite à rejoindre sa formation "en ordre de marche". "J’appelle les Français qui pensent que notre pays à un avenir, que la diversité est une richesse, que l’Europe est notre espace, que le couple franco-allemand est majeur, que le gouvernement par sa passivité et son habilité tactique ne prend ni les mesures ni le cap pour le redressement du pays, je les appelle eux, à nous rejoindre. Nous sommes une terre d’accueil", a-t-il affirmé.

8h08. Fillon meilleur opposant d'Hollande.  L'ancien Premier ministre, François Fillon est le meilleur opposant au président François Hollande et à son gouvernement pour 30% des Français, devant Jean-François Copé et Jean-Luc Mélenchon, selon un sondage BVA pour Le Parisien/Aujourd'hui en France de dimanche. En pleine crise de leadership à l'UMP, François Fillon devance de onze points son rival Jean-François Copé, qui est cité comme le meilleur opposant par 19% des personnes interrogées.

7h56. Les militants veulent revoter. 71% des Français et 67% des sympathisants UMP estiment que ce serait "une bonne chose" de refaire l'élection du président du parti, selon un sondage Ifop pour le Journal du Dimanche. Si 73% des Français et 88% des sympathisants UMP considèrent que ce serait "une bonne chose" qu'Alain Juppé "s'implique provisoirement dans l'UMP" pendant que ce parti règle les problèmes liés à son élection interne, ils sont respectivement 71% et 67% à juger qu'il serait également bien que "les adhérents UMP soient amenés à voter de nouveau pour élire leur président".