Trierweiler : aucune trace d’enquête

  • A
  • A
Trierweiler : aucune trace d’enquête
Selon L'Express, il s'agissait d'établir une "notice biographique fouillée sur Valérie Trierweiler", y compris sur son "réseau relationnel".@ Reuters
Partagez sur :

La journaliste s'étonne que des "conclusions" soient déjà tirées alors que la procédure continue.

"La police des polices" était à la recherche d’une fameuse "notice biographique" rédigée par la préfecture de Paris sur Valérie Trierweiler, la compagne de François Hollande. Mercredi, l’Inspection générale des services, l’IGS, affirme "qu’à ce stade", "aucune trace d’enquête" sur la journaliste n’aurait été découverte. Il appartient désormais au parquet de Paris de décider la suite qu'il compte donner à l'enquête préliminaire qu'il avait diligentée.

Le "patron" de la DRPP (direction du renseignement de la préfecture de police), des journalistes de L'Express et son directeur, Christophe Barbier - qui ont tous refusé de dévoiler leurs sources - ainsi que de la plaignante ont été auditionnés mais "rien n'a été établi".

Son avocat, Me Giffard précise dans un communiqué que Valérie Trierweiler prend acte de ces informations. Mais "elle s'étonne cependant que des effectifs policiers en charge de l'enquête puissent faire état des conclusions d'une procédure qui demeure en cours et à laquelle elle n'a pas accès. Valérie Trierweiler attend de pouvoir prendre connaissance du détail des investigations menées pour faire connaître sa position", précise le texte.

"La campagne de boules puantes"

Tout est parti d’un article de L’Express du mois d’octobre qui révélait qu’un "ordre" avait été donné à la préfecture de police de Paris (ex-Renseignements généraux) d’enquêter sur l’actuelle compagne du candidat socialiste à l’élection présidentielle de 2012.

Cette révélation avait agité les milieux policiers et politiques. Immédiatement, la préfecture avait démenti. Le ministre de l’Intérieur, Claude Guéant, avait porté plainte pour "diffamation" et "diffusion de fausses nouvelles", parlant même d’une "campagne de boules puantes". Le ministre avait souligné qu'une telle enquête n'était "pas avérée" et qu'il n'en existait pas de "preuve", ajoutant que, si tel était le cas, il en serait "indigné".

Trierweiler "très choquée"

Ces réactions n'avaient pas suffi à dissiper le "trouble" de Valérie Trierweiler. La journaliste politique a donc décidé de porter plainte contre X le 20 novembre pour "collecte et traitement illicite de données personnelles". Dans un communiqué, son avocate précisait que sa cliente était "très choquée d'apprendre qu'une enquête ait pu être ordonnée et effectuée, aux fins de fouiller sa vie privée".

François Hollande, qui était à l’époque en lice pour la primaire PS, avait déclaré faire "confiance à la justice" et "attendre des preuves". "Si c'était confirmé", cela en dirait "long sur la manière dont la droite envisage de mener cette campagne", avait également ajouté l’ancien secrétaire du Parti socialiste.

Valérie Trierweiler avait été entendue le 14 novembre au siège du Défenseur des droits et à l'IGS sur ces accusations d'espionnage policier.