Triangles roses : un militant UMP en voie d’exclusion

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Triangles roses : un militant UMP en voie d’exclusion
@ CAPTURE D'ECRAN
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Stéphane Journot avait lancé sur Twitter une blague évoquant la déportation des homosexuels.

Stéphane Journot aurait sans doute dû y réfléchir à deux fois, avant d’oser un trait d’humour pour le moins douteux lundi sur Twitter. Réagissant à une action d’Act-Up, dont les activistes portaient un tee-shirt arborant le logo de l’association, un triangle rose, ce jeune militant UMP  a fait un parallèle avec la déportation par les nazis des homosexuels, alors identifiés par un triangle rose.

"Ce qui est cool avec #ActUp, c’est qu’ils portent déjà le triangle rose. Ça va faciliter les choses", a tweeté Stéphane Journot, passé en moins de 140 signes de l’ombre à la lumière.

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Car les réactions ont été rapides, nombreuses et très majoritairement négatives. Après avoir un temps assumé son trait d’esprit et répondu à de nombreuses invectives, ce jeune activiste anti-mariage gay, comme le montre son compte YouTube, a fini par supprimer son tweet. Quelques heures plus tard, ce membre de la "brigade de l’anti-terrorisme intellectuel", comme il se définit lui-même, a carrément rendu son compte Twitter privé.

>>> A lire sur Le Lab : Les multiples réactions au tweet de @sjournot

Au-delà du tollé déclenché, les conséquences pourraient être plus lourdes pour Stéphane Journot. La question se pose désormais de son exclusion de l’UMP. La Fédération UMP de Paris a annoncé lundi soir avoir lancé la procédure.







Dans les rangs du parti, la cause semble entendue. Si, pour cause de vacances, peu semblent avoir été touché par la polémique, Jonas Haddad, secrétaire national UMP chargé de l’entreprenariat des jeunes, a donné une idée de la ligne de l’UMP mardi sur Europe 1. "C’est inacceptable. Je condamne fermement ces propos. C’est un dérapage qui n’a pas lieu d’être", a lancé le délégué national des Jeunes populaires. Faut-il exclure le fautif ? "C’est quelque chose d’envisageable. Ce n’est pas moi qui prend ces décisions, mais c’est quelques chose qu’il faut condamner fermement", a conclu Jonas Haddad.

(A partir de 4'20'')

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