"Tout ce qui est dit sera fait"

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"Tout ce qui est dit sera fait"
François Hollande a déjà dévoilé certaines de ses propositions dimanche, lors de son meeting au Bourget.@ MAXPPP
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 Europe1.fr a suivi en direct la présentation du programme de François Hollande.

A-t-il réussi à transformer l'essai ? Après un meeting jugé plutôt réussi dimanche, François Hollande a présenté jeudi son programme, lors d'une conférence de presse à la Maison des métallos, à Paris. Il a présenté ses propositions avec leur chiffrage, insistant notamment sur les questions liées à l'éducation et à l'emploi des jeunes. Le candidat du PS a également livré le détail du financement de son projet, à la fois pour le "redressement de nos comptes publics" et sur ses "propres mesures". "Je ne promets que ce que je suis capable de tenir, pas plus, pas moins", a-t-il affirmé, assurant que "toutes les mesures présentées sont intégralement financées".

Les principaux points du discours de François Hollande :

- Le candidat a réaffirmé sa "priorité à l'éducation, à l'école", rappelant son intention de créer 12.000 postes par an dans l'Education nationale. Il veut en outre reprendre les "contrats d'avenir" créés par Martine Aubry et en créer 150.000, et entend créer 500.000 "contrats de génération".

 - Les cotisations vieillesse augmenteraient de 0,1% par an afin de financer le rétablissement de la retraite à 60 pour les personne ayant suffisamment cotisé.

- "Tout ce qui est dit sera fait" : les mesures présentées jeudi "seront intégralement financées", a affirmé le candidat, ajoutant : "je ne promets que ce que je suis capable de tenir, pas plus, pas moins".

Revivez la présentation du programme de François Hollande minute par minute :

12h40 : Interrogé sur la "République exemplaire" qu'il souhaite mettre en place et sur la question de son patrimoine personnel et de sa santé, François Hollande dit qu'il sera "d'une transparence totale". Sur son état de santé, il rappelle que des règles ont été mises en place et finit sur une pirouette : "ce que je peux vous dire aujourd'hui, c'est que je vais bien !".

12h33 : "Tout ce que je propose est tourné vers les jeunes". François Hollande veut que "les Français n'aient plus peur de l'avenir" et insiste sur ses mesures sur l'éducation, l'école, la jeunesse et l'emploi. Il assure également que toutes ses mesures sont "tournées vers la justice".

12h27 : François Hollande s'y verrait-il déjà ? Au détour d'une question, il emploie le mot "prédécesseur" pour désigner le gouvernement actuel.

12h24 : "Je ne peux pas me permettre de présenter des lois de finances qui sont faussées dès le premier jour de leur examen", affirme François Hollande, interrogé sur les prévisions de croissance sur lesquelles il a choisi de s'appuyer pour son projet.

12h19 : Le discours de François Hollande est terminé, il passe aux questions des journalistes.

12h16 : "Toutes les mesures présentées sont intégralement financées", affirme François Hollande, livrant le détail du financement de son projet, à la fois pour le "redressement de nos comptes publics" et pour "nos propres mesures". "Je ne promets que ce que je suis capable de tenir, pas plus, pas moins", ajoute-t-il, assurant que "tout ce qui est dit sera fait".

12h09 : "L'augmentation des prélèvements obligatoires et la même que celle que prévoit le gouvernement actuel", lance François Hollande, ajoutant : "que nul ne vienne sur ce terrain là laisser penser que la gauche augmenterait les prélèvements et la droite les baisseraient".

12h02 : Sur les retraites, François Hollande veut rétablir, "au lendemain de l'élection", la possibilité "pour ceux qui ont les durées de cotisation exigées" de partir à la retraite à 60 ans. Le coût de cette mesure, 1 milliard d'euros la première année, 5 milliards en 2017, "sera financé paru un relèvement de cotisation de 0,1% par an" pour les salariés et le patronat.

11h52 : Le candidat s'exprime sur les questions de fiscalité puis affirme que "les classes moyennes ont été ponctionnées pendant 5 ans". "Ces classes moyennes n'en peuvent plus : elles seront protégées". "Les seules concernées par nos mesures sont les plus hauts revenus, ceux qui ont bénéficié des cadeaux fiscaux depuis 2007".

11h45 : Après la jeunesse et l'école, François Hollande aborde le logement et explique vouloir notamment modifier la loi SRU qui oblige certaines communes à avoir 20% de logements sociaux. Il propose qu'en cas de requalification d'un terrain constructible, les propriétaires soient incités à les libérer par une "fiscalité progressive". Autre proposition, celle de doubler le plafond du livret A, qui permet de financer le logement social, afin de "libérer 20 à 30 milliards d'euros en direction du logement".

11h43 : Sur l'école, il rappelle qu'il veut créer 12.000 postes par an, qui "se feront dans le cadre de la stabilité des effectifs de la fonction publique". François Hollande veut en outre reprendre les "emplois d'avenir", créés par Martine Aubry sous le gouvernement de Jospin, avec l'objectif d'en créer 150.000, et veut également créé 500.000 "contrats de génération.

11h39 : Il passe au thème de la jeunesse, réaffirmant sa volonté de donner la "priorité à l'éducation, à l'école".

11h38 : Le candidat présente son "pacte productif" pour une meilleur compétitivité des entreprises, proposant notamment un "livret d'épargne dédié au financement des entreprises."

11h31 : François Hollande revient sur sa proposition de réformer les banques et d'interdire les "produits financiers toxiques".

11h28 : "En France au-delà de tout, il y a une crise morale". Après avoir évoqué la crise, François Hollande dénonce également une "crise morale", avec un "creusement des inégalités".

11h24 : "Notre pays a besoin de changement, le changement a besoin d'engagement". François Hollande présente les quatre principes sur lesquels repose sont projet : "lucidité", "volonté", "justice" et "clarté".

11h21 : François Hollande commence son discours.

11h08 : François Hollande arrive légèrement en retard à la Maison des métallos, dans le 20e arrondissement de Paris. Il est entouré d'une nuée de journalistes.

11h02 : Marine Le Pen dénonce des "mesurettes". Avant même la présentation officielle du programme, la candidate du Front national a qualifié de "mesurettes" les propositions du candidat socialiste, un "projet aseptisé" selon elle.

10h49 : Des éléments de chiffrage sont déjà disponibles sur le site du candidat. A l'horizon 2017, il prévoit d'atteindre 0% de déficit public, après l'avoir réduit à 3% en 2013, 2,3% en 2014, 1,6% en 2015 et 0,8% en 2016. En tout, il prévoit 20 milliards d'euros de mesures nouvelles pendant son quinquennat s'il est élu, et entend annuler pour 29 milliards d'euros de niches fiscales.