"Tous derrière Valérie Pécresse"

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"Tous derrière Valérie Pécresse"
@ MAX PPP
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A 15 jours du 1er tour, Nicolas Sarkozy a dû mettre de l’ordre dans le camp UMP en Ile-de-France.

Remontage de bretelles à l’Elysée. Nicolas Sarkozy a sonné mardi le rappel des troupes derrière Valérie Pécresse, tête de liste UMP pour les régionales en Ile-de-France. Lors d’un petit déjeuner, le président a demandé à ses colistiers de faire bloc derrière leur candidate, affaiblie après l’affaire Ali Soumaré.

"Elle a gagné les primaires"

Dans le collimateur du chef de l’Etat : vraisemblablement Roger Karoutchi. Rival malheureux de la ministre lors des primaires à l'UMP, le candidat UMP dans les Hauts-de-Seine n'est pas un allié des plus dévoués pour Valérie Pécresse.

Elle a "gagné les primaires" UMP pour être tête de liste. "Personne n'a été empêché de se présenter (...) elle a gagné (...) c'est notre candidate", a insisté, selon des participants à cette réunion, Nicolas Sarkozy.

"Tous derrière Valérie Pécresse", tel était le message du chef de l'Etat, a encore résumé un des participants, en soulignant qu'en aucun cas il n'y avait eu de "recadrage" sur fond d'affaire Ali Soumaré.

Le tour de table

Etaient notamment présents lors de ce petit déjeuner, la tête de liste dans les Hauts-de-Seine André Santini (Nouveau centre), Roger Karoutchi, numéros trois sur cette même liste, Chantal Jouanno, tête de liste à Paris ou encore Nathalie Kosciusko-Morizet et Axel Poniatowski, numéros un respectivement dans l'Essonne et le Val d'Oise.

"Sa campagne prend l’eau"

Pour le député PS de Paris Jean-Christophe Cambadélis, cette convocation au palais est "le signe que sa campagne est en perdition", a-t-il souligné sur i-Télé.

"On voit bien que sa campagne n'agrippe pas au terrain" et "ça crée un certain nombre de polémiques" dans son propre camp, a-t-il ajouté.

La réunion à l'Elysée de Valérie Pécresse et de ses principaux colistiers a été décidée par le chef de l'Etat alors qu'à moins de 15 jours du premier tour, des dissensions se font jour dans la majorité présidentielle sur fond de mauvais sondages.