Toulouse : un candidat LREM avait été inéligible pendant un an en 2003

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Toulouse : un candidat LREM avait été inéligible pendant un an en 2003
Les faits remontent à 2003, quand Pierre Cabaré était candidat aux législatives pour le mouvement Cap 21.@ PASCAL PAVANI / AFP
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Le candidat investi par La République en marche! dans la 1ère circonscription de Haute-Garonne, Pierre Cabaré, a été déclaré inéligible en 2003 pendant un an en raison du rejet de son compte de campagne, selon une information de la Dépêche du Midi confirmée à l'AFP.

Compte de campagne rejeté. Selon la décision du Conseil constitutionnel, publiée au Journal Officiel le 12 février 2003, Pierre Cabaré a été déclaré inéligible pour un an car son compte de campagne pour les législatives de 2002 avait été rejeté par la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques. Alors candidat du mouvement Cap 21, Pierre Cabaré a déclaré qu'il "n'y connaissait rien" et ne "savait pas à l'époque qu'il fallait avoir un mandataire financier" : il avait donc utilisé son "compte personnel".

"Je n'ai rien coûté à la société". Il a expliqué avoir reçu un kit de campagne du mouvement (profession de foi, bulletins...) et n'avoir payé que "quelques pots de colle" pour ses affiches. "Je n'ai été remboursé de rien, je n'ai rien coûté à la société", assure-t-il aujourd'hui. Il avait en outre déposé son compte de campagne "en retard" du fait de la maladie de sa femme. "Je suis honnête. Aujourd'hui, j'ai des comptes qui sont précis, au cordeau", a-t-il déclaré, voyant dans la révélation de cette information "un coup porté par [ses] concurrents qui ne trouvent rien d'autre que ça pour atteindre [son] intégrité".

Pas de mention sur sa demande d'investiture. En janvier, Emmanuel Macron, lorsqu'il était candidat à la présidentielle, avait indiqué dans son appel à candidatures pour les législatives : "aucun candidat ne devra avoir de casier judiciaire ni avoir subi de peines d'inéligibilité". Pierre Cabaré, 59 ans, prothésiste dentaire, a indiqué s'être présenté à plusieurs reprises à différentes élections en Haute-Garonne, sans étiquette, sous l'étiquette UDI ou France Ecologie. Il a ajouté ne pas avoir mentionné cette année d'inéligibilité lors de sa demande d'investiture. "Je ne reviens pas 20 ans en arrière", a-t-il estimé.

Le candidat LR François Chollet sur la 1ère circonscription a réagi dimanche soir dans un communiqué. "Cette omission - pour le moins suspicieuse - me semble clairement incompatible avec les valeurs du Président de la République qui a fait de la probité une des valeurs cardinales de sa campagne et de son quinquennat", écrit-il. "Je demande au mouvement LREM de clarifier sa position et de prendre en responsabilité les décisions les plus appropriées fort de cette information nouvelle", ajoute-t-il.