Thierry Solère : "La droite la plus bête du monde aurait été la droite qui se divise, on a évité ça"

  • A
  • A
Partagez sur :

Depuis deux ans, Thierry Solère est l'artisan de la primaire de la droite et du centre. A quelques heures du verdict des urnes, il sent la droite rassemblée et prête à porter son champion.

INTERVIEW

Les bureaux de vote de la primaire de la droite et du centre ont ouvert ce dimanche à 8h et le gagnant, François Fillon ou Alain Juppé, sera connu aux alentours de 20h. Thierry Solère, président du comité d'organisation de la primaire et député Les Républicains des Hauts-de-Seine était l'invité de l’émission C'est arrivé demain. Il décrypte les enjeux de ce vote.

"la droite derrière son champion". La fréquentation des bureaux de vote ce dimanche devrait être similaire, selon les sondeurs, à celle du premier tour : au-dessus de la barre des 4 millions de votants. Une donnée que tend à confirmer l'audience de plus de 8 millions de téléspectateurs qui ont été attentifs au débat de l'entre deux tours jeudi soir. Le débat "n'a jamais viré au pugilat", souligne encore l'artisan de la primaire. "Toutes les conditions sont réunies pour que la droite se rassemble derrière son champion pour la présidentielle." 

"Il y aura rassemblement". Les scores serrés ou non entre les deux candidats devrait déterminer comment va se réaliser cette union de la droite. "Quel que soit le résultat, serré, large, plus large encore, il y aura rassemblement, insiste le député. On veut redresser le pays. La droite la plus bête du monde aurait été la droite qui se divise, on a évité ça."

400.000 nouvelles recherches de bureau de vote. L'intérêt pour la primaire ne faiblit pas pour le second tour précise Thierry Solère, fier de "ne pas s'être trompé" sur l'organisation. "400.000 Français nouveaux ont cherché depuis lundi l'adresse de leur bureau de vote", ajoute-t-il. Le montant de la somme récoltée, plus de 8 millions d'euros pour le premier tour et sans doute au moins autant pour le second tour, doit être annoncé en toute transparence. "Il va d'abord falloir payer les charges de la primaire, ce sera à peu près 8 millions d'euros et tout le solde sera dévolu au vainqueur de la primaire pour sa campagne présidentielle".