Thierry Solère : "Je voterai toutes les mesures, d'où quelles viennent, qui vont dans le bon sens pour le pays"

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Thierry Solère, en bonne voie pour s'imposer dans la 9e circonscription des Hauts-de-Seine, ne compte pas faire obstacle à tout prix la majorité. Le candidat LR veut en finir avec "les postures politiciennes".

INTERVIEW

Mettre un terme aux "postures politiciennes". Voilà le message de Thierry Solère, au lendemain du premier tour des législatives, qui a vu La République en Marche! arriver largement en tête. Pour le candidat Les Républicains dans la 9e circonscription des Hauts-de-Seine, il y a là "une chance historique, dans un pays qui ne va pas bien, pour arrêter les postures politiciennes". "Si nous ne le faisons pas, nous ne serons pas à la hauteur de l'Histoire", lâche-t-il au micro d'Europe 1. "Nous voulons être constructifs."

"Il n'y a rien à venger." Pour lui, l'objectif n'est donc pas de venger la défaite de son parti à l'élection présidentielle car "il n'y a rien à venger". "J'en ai assez de ce fonctionnement qui consiste à dire : 'Parce que nous n'avons pas été dans le groupe majoritaire au démarrage, nous nous opposons.'" "Je ne me suis pas engagé en politique pour autre chose que le redressement de mon pays", assène-t-il après avoir promis de voter "toutes les mesures, d'où qu'elles viennent, qui vont dans le bon sens pour le pays".

Thierry Solère prend d'ailleurs pour exemple la réforme du Code du travail que souhaite mener le gouvernement, dont la concertation démarre lundi : "Quelqu'un qui est membre des Républicains et qui s'opposerait à ça, alors qu'il y aura des oppositions dans la rue, il y aura cette gauche contestataire, ce serait un démagogue."

"Les électeurs de droite ne marchent pas, ils courent." Malgré ce discours d'ouverture, Thierry Solère n'a pas pu éviter les questions sur la déroute enregistrée par Les Républicains lors de ce premier tour des élections législatives. Pour lui, c'est tout simplement cohérent : "Je constate que dans beaucoup de territoires, les électeurs de droite ne marchent pas, ils courent. Ils courent vers les candidats qui soutiennent le président de la République. Ils courent parce qu'ils sont cohérents. Ils ont passé une année électorale 'tourneboulante' (...) et aujourd'hui, ils voient un président de la République qui fait un très bon démarrage."

"Moi, ce qui m'intéresse, c'est l'avenir", poursuit Thierry Solère. Et concernant l'avenir des Républicains ? "Les histoires de partis seront la conséquence de ce qui se passe au Parlement", se contente-t-il de répondre.