Thierry Mandon : "Je n'ai aucun problème à soutenir Benoît Hamon"

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Pour le Secrétaire d’État en charge de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, la question du soutien du Parti socialiste à la candidature de Benoît Hamon ne se pose pas.

INTERVIEW

Benoît Hamon pourra-t-il rassembler la gauche ? La question se pose à l'intérieur même de son propre parti, traversé par d'importantes fractures. "On était tous pour les primaires. Benoit Hamon, c’est notre candidat, et évidemment, on sera dans sa campagne", assure pourtant le Secrétaire d'État en charge de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, lundi sur Europe 1.

"Il n'a pas passé au napalm le bilan du quinquennat". "On ne peut pas dire que Benoît Hamon a été un avocat de tous les instants du bilan du gouvernement, mais en revanche, je pense qu’une partie de son succès tient au fait qu’il n’a pas passé au napalm le bilan du quinquennat comme d’autres candidats des primaires l’ont fait", souligne ainsi Thierry Mandon, alors que le Premier ministre Bernard Cazeneuve a averti lundi le nouveau vainqueur de la primaire que la gauche "ne réussira pas sans assumer le bilan du quinquennat de François Hollande".

Grosses réserves sur le revenu universel. S’il ne nie pas certains désaccords avec Benoît Hamon, notamment sur la question du revenu universel, au centre de son programme, Thierry Mandon soutiendra donc le député des Yvelines quoi qu'il arrive. "C'est le seul candidat de gauche qui a été désigné par plus d’un million de Français", note-t-il, contrairement à Jean-Luc Mélenchon et Emmanuel Macron, qui se sont "autoproclamés" candidats, selon lui

Entendu sur Europe 1
Ce n’est pas un sectaire (...). C’est un type avec qui on peut discuter.

"Un type avec qui on peut discuter". "Je maintiens le cap de ce que je propose, l'horizon que j'ai dessiné", a déjà prévenu Benoît Hamon, même si "évidemment que je m'enrichirai des uns et des autres". "Ce n’est pas un sectaire, ce n’est pas un doctrinaire", glisse Thierry Mandon, qui espère ainsi des ajustements dans les prochaines semaines. "C’est un type avec qui on peut discuter", assure-t-il, plutôt confiant.

La fuite des députés vallsistesD’autres n’ont pas eu cette patience. Le député socialiste de l’Aisne et vice-président de l’Assemblée nationale René Dosière a annoncé qu'il "ne voterai(t) pas Benoît Hamon" à la présidentielle. Un autre député PS, Alain Calmette, a franchi le pas en apportant officiellement dès dimanche son soutien à Emmanuel Macron. La question traverse même les membres du gouvernement : la ministre de l’Écologie, Ségolène Royal, a laissé sous-entendre la semaine dernière qu’elle pourrait ne pas soutenir le candidat de la gauche et lui préférer l’ancien ministre de l’Économie.