Thévenoud reconnaît qu'invoquer une "phobie administrative" était "une bêtise"

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Thévenoud reconnaît qu'invoquer une "phobie administrative" était "une bêtise"
Thomas Thévenoud n'était resté secrétaire d'État que neuf jours. @ Patrick KOVARIK / AFP
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L'éphémère secrétaire d'Etat au Commerce extérieur en 2014 comparaît pour ses démêlés avec l'administration fiscale. 

L'éphémère secrétaire d'Etat au Commerce extérieur en 2014, Thomas Thévenoud, a reconnu jeudi devant le tribunal correctionnel de Paris qu'invoquer une "phobie administrative" pour justifier ses problèmes avec le fisc était une "bêtise". Le député socialiste et son épouse Sandra ont comparu pour ne pas avoir déclaré leurs revenus en 2012 ou l'avoir fait hors délais prescrits pour les années 2009 à 2013.

Celui qui était considéré comme une étoile montante du Parti socialiste et du gouvernement avait notamment invoqué une "phobie administrative" pour expliquer ces manquements. L'affaire tombait d'autant plus mal pour le chef de l'Etat, François Hollande, qu'elle suivait de peu le scandale du compte à l'étranger du ministre du Budget, Jérôme Cahuzac, champion affiché de la lutte contre la fraude fiscale, contraint, lui aussi, à la démission, le 19 mars 2013.

"Je m'interroge encore." Invoquer une "phobie administrative (...) a fait rire la France entière, c'est une bêtise, c'était s'abriter derrière une maladie et se chercher des excuses", a dit Thomas Thévenoud à la barre. "Je me dis 'pourquoi j'ai dit ça, d'où me vient cette expression ?' "Je n'en sais rien au moment où je le dis." "Je cherche toujours l'explication de ce dysfonctionnement, je m'interroge encore", a-t-il ajouté en précisant qu'il prenait des cours de droit pour passer le concours du barreau et qu'il ne serait pas candidat aux prochaines législatives.

L'administration fiscale a recouvré entre 2013 et 2014 l'intégralité des impôt dus, majorés des pénalités de retard correspondantes, ce que l'avocat du couple, Me Martin Reynaud, a fait valoir pour estimer qu'ils n'avaient rien à faire devant un tribunal correctionnel.