Tensions Valls-Hamon : le PS, inquiet, appelle au calme

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Les mots très durs échangés entre les deux camps durant l'entre-deux-tours inquiètent au PS, qui veut calmer le jeu en vue d'un rassemblement après le second tour.

Le PS est inquiet. La violence des mots échangés depuis plusieurs jours entre les camps de Benoît Hamon et Manuel Valls, finalistes de la primaire, menacent l'unité espérée derrière le candidat qui sera désigné dimanche lors du second tour. "Il faut que cette campagne soit une campagne qui permette au vainqueur de dimanche d'être au second tour de l'élection présidentielle. Cela suppose une capacité à rassembler l'ensemble de la gauche et non l'invective, la stigmatisation et la condamnation", explique Olivier Faure, président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale, qui ne cache pas son inquiétude : "Le risque est que le rassemblement se fasse ailleurs". 

"Le débat des idées, ce pas le pays des Bisounours". Le climat se tend jour après jour dans la primaire de la gauche, à l'image des mot récemment prononcés par Manuel Valls sur son adversaire. Selon lui, Benoît Hamon a d'abord été un "vendeur d'illusions" avec son revenu universel, puis "ambigu" sur l'égalité entre les hommes et les femmes.

Pour Malek Boutih, du premier cercle vallsiste, Benoît Hamon est désormais en "résonance avec l'islamo-gauchisme", une attaque violente, à l'image des nombreuses critiques adressées à Benoît Hamon depuis dimanche. "Le débat des idées, ce n'est pas le pays des Bisounours. C'est un débat où les candidats se confrontent, sont d'accord ou pas d'accord, mais se disent les choses", assure Philippe Doucet, proche de l'ancien Premier ministre.

Mélenchon et Macron en embuscade. L'autre camp n'est pas en reste : Benoît Hamon reproche à Manuel Valls de ne pas être à la hauteur d'un homme d'Etat. Mercredi soir, il pourrait reprocher à son ancien Premier ministre la hausse récente du chômage. Jean-Luc Mélenchon et Emmanuel Macron pourrait bénéficier de cette opposition de plus en plus nette entre Benoît Hamon et Manuel Valls.