Taxis contre UberPOP : Pour Valls, "on ne peut pas se faire justice soi-même"

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Pour le Premier ministre, les violences qui ont émaillé les manifestions de jeudi et vendredi sont "inacceptables".

INTERVIEW

Jeudi et vendredi dernier, les chauffeurs de taxi, en colère contre UberPop, ont manifesté de manière parfois violente. Un sondage publié dimanche révèle d’ailleurs que 58% des Français ont une mauvaise opinion des taxis. Pour Manuel Valls, invité du Grand Rendez-vous Europe 1-iTELE-Le Monde, "c'est vraiment dommageable pour l’histoire de la France. La violence est inacceptable. On ne peut pas se faire justice soi-même.  Des sanctions seront prises et des décisions de justice sont d’ailleurs déjà tombées. UberPOP est illégal. La liberté d’entreprendre, oui, la loi de la jungle, non. Les chauffeurs ne sont pas des professionnels et leur système favorise le travail au noir et le dumping social."

tacos

"L’image de la France est importante". Après avoir fustigé les chauffeurs d’UberPOP, le chef du gouvernement a en revanche rappelé que "l’image de la France est importante", alors que de grands rendez-vous arrivent : "l’Euro 2016 de football, nous sommes candidat à l’exposition universelle, aux JO de 2024... Donc il faut que tout le secteur des taxis tire vers le haut et que la qualité soit au rendez-vous".

"Il y a une place, dans cette profession, pour tout le monde". Manuel Valls avait également un autre message à faire passer : "il y a une place, dans cette profession, pour tout le monde car ce type de services ne cesse d’augmenter. Il faut évoluer, il faut s'adapter. C’est d’ailleurs l’objectif de la loi de 2014 : une règlementation plus claire pour les VTC et une modernisation des taxis, avec par exemple l’obligation de se doter d’un appareil pour carte bleue. Donc qualité et attractivité, mais avec des règles !"

"Il faut que tout le secteur des taxis tire vers le haut" la profession, a-t-il dit, en rappelant néanmoins que la Préfecture de police de Paris "mettait des moyens pour contrôler" le service UberPop, en référence à l'arrêté demandé vendredi par le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve.

>> Retrouvez l'intégralité de l'entretien en vidéo :


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