Christiane Taubira de nouveau dans le viseur de l’UMP

  • A
  • A
Partagez sur :

SECRETS POLITIQUES - Les élus UMP sont partagés sur l’opportunité de critiquer le gouvernement sur la gestion de l’attentat évité à Villejuif.

Un attentat a été évité la semaine dernière à Paris, après l’interpellation de Sid Ahmed Ghlam. Mais pour certains cadors de l’UMP, cette arrestation a tout de même soulevé certaines failles des services de renseignement français. Le parti d’opposition s’interroge donc sur la manière de critiquer le gouvernement dans la gestion de cet épisode.

Eric Ciotti veut plus de moyens. Sid Ahmed Ghlam s’est rendu deux fois en Turquie et il a fait l’objet d’une fiche S, celle qui signale les individus à risque. Et pourtant, les services secrets n’ont pas jugé nécessaire de le placer sur écoute. Selon Eric Ciotti, les moyens dont disposent les services de renseignement sont loin d’être à la hauteur de la menace. Le député UMP des Alpes-Maritimes  inscrira ses questions et ses doutes dans le rapport que rendra fin mai la Commission d’enquête sur les filières djihadistes.

L’UMP dénonce la "schizophrénie sécuritaire". Sur cette affaire, l’UMP a donc décidé de ne pas critiquer ouvertement les services de renseignement français. En revanche, l’UMP a trouvé un angle attaque. Certains élus dénoncent en effet la "schizophrénie sécuritaire" du gouvernement. D’un côté, une loi très dure est adoptée sur le renseignement et de l’autre, "on ouvre les prisons", selon certains élus de droite.

Taubira ciblée plutôt que Cazeneuve. La stratégie de la droite est donc d’opposer la place Beauvau à la place Vendôme. Toujours selon eux, le petit banditisme et les filières terroristes sont très souvent liés. La droite a donc décidé d’épargner le ministre de l’Intérieur pour mieux concentrer ses critiques sur la ministre de la Justice Christiane Taubira. Ils accusent la Garde des Sceaux de vider les prisons et de remettre en liberté des petits délinquants qui aident les radicaux ou peuvent eux-mêmes se radicaliser…

>> LIRE AUSSI - Ce qu'on sait sur l'attentat "évité" à Paris dimanche

>> LIRE AUSSI - Attentat "évité" : un complice du suspect en Syrie ?