Tapie sur l'exil fiscal : "je ne quitterai jamais la France"

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Tapie sur l'exil fiscal : "je ne quitterai jamais la France"
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Bernard Tapie affirme qu'il ne quittera "jamais la France", et plaide pour plus de "pédagogie" afin de lutter contre le Front national.

Alors que de nombreux hommes d'affaires, dont son fils Laurent, ont quitté la France pour la Belgique, où le régime fiscal pour les riches est bien plus souple, Bernard Tapie assure que lui restera en France. "Je ne quitterai jamais la France. Je suis un franco-franchouillard", a-t-il déclaré dans un entretien paru samedi dans le quotidien belge l'Echo. L'homme d'affaires a également plaidé pour plus de "pédagogie" afin de lutter contre le Front national.

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"On peut surmonter cette crise si on fait les efforts nécessaires". Mais il estime qu'en France, ni la droite ni la gauche "n'osent s'attaquer aux réformes qu'il faut faire". "Si on ne le fait pas, on n'y arrivera pas". Selon lui, ce sont "aujourd'hui les électeurs socialistes ou communistes déçus qui rejoignent le Front national". "Ce n'est plus un problème de droite". Pour combattre l'extrême droite, il faut "de la pédagogie". "Énormément de pédagogie" car "la situation actuelle est momentanée. On peut surmonter cette crise si on fait les efforts nécessaires", selon Bernard Tapie.

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Le retour de Sarkozy, "légitime". L'ancien ministre juge "légitime" le retour de Nicolas Sarkozy. "Il brûle de redevenir président. (...) On savait qu'il essayerait, c'est légitime. Mais c'est le public qui décidera". Il estime "surprenant de mettre un ancien président sur écoute pendant deux ans".

Nouvelle attaque contre les juges. Tapie en profite pour glisser que "les juges ont pu se rendre compte qu'il n'a pas une seule fois été question ni de moi, ni de mon dossier". Il fait allusion à l'affaire de l'arbitrage controversé sur la revente d'Adidas, qui lui avait permis de toucher 403 millions d'euros en 1993, dans laquelle il est mis en examen pour "escroquerie en bande organisée".

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Et de s'en prendre avec virulence aux juges français. "Ils se comportent comme des cow-boys, ils se la pètent, ils se la roulent. Ils sont haineux, on les a transformés en chasseurs dont on serait le gibier à abattre", attaque celui qui fit plusieurs mois de prison après sa condamnation dans l'affaire VA-OM.