Tapie accuse Montebourg, qui réplique

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Tapie accuse Montebourg, qui réplique
@ Reuters
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L'homme d'affaires a accusé le ministre d'avoir tenté de faire capoter son projet de rachat de GHM.

L'accusation. Alors que son rachat des quotidiens du groupe Hersant dans le sud de la France est vu avec suspicion par la classe politique, Bernard Tapie a contre-attaqué vendredi soir sur France 2. L'homme d'affaires a affirmé au 20 heures que "tout le cabinet (du ministre du redressement productif Arnaud) Montebourg a travaillé à mort pour empêcher" son rachat des titres Hersant.

"Minables". L'homme d'affaires a également été interrogé sur des rumeurs faisant état d'une possible intervention de L’Élysée pour faire capoter son projet. "On le dit. Et, franchement, on a de bonnes raisons de le croire. C'est très inquiétant", a-t-il lancé, ajoutant que cette intervention supposée obéissait à des "motifs minables". Selon lui, "tout l'appareil de l'Etat" s'est mis "en travers simplement parce qu'ils ont peur que je devienne un candidat à la mairie de Marseille".

"Je n'ai plus envie d'être élu".  Questionné sur ses ambitions politiques à Marseille, l'ex-ministre de François Mitterrand a répondu : "je n'ai plus envie d'être élu". "Le rôle qu'on peut jouer dans la presse locale au service des populations est largement aussi important que ce qu'on peut faire en étant un élu", a-t-il ajouté.  Bernard Tapie, allié à la famille Hersant, a mis la main mercredi sur les titres restants du Groupe Hersant Médias (GHM), dont La Provence et Nice Matin, son offre ayant été retenue par les banques créancières du groupe.

Montebourg contre-attaque. "Le ministère du Redressement productif tient à rappeler que dans le dossier Hersant, ses équipes et notamment le CIRI ont travaillé, comme toujours et conformément à sa déontologie, avec beaucoup de sérieux au côté des différents repreneurs en compétition", s'est défendu Arnaud Montebourg dans un communiqué. Il a en outre rappelé que "GHM (Groupe Hersant Médias, ndlr) emploie 3.200 salariés dont l'existence était menacée". "C'est ce seul motif qui guide l'action" du ministère, a-t-il insisté

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