Syrie : la France sur le pied de guerre

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Syrie : la France sur le pied de guerre
@ Présidence de la République
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RÉCIT - François Hollande est bien décidé à être en première ligne avec les Etats-Unis.  

Hollande se tient informé en temps réel. Le chef de l'Etat a passé la matinée de samedi dans son bureau de l'Elysée pour étudier le scénario d'une intervention avec les Etats-Unis en Syrie. François Hollande est en relation constante avec ses deux hommes de confiance sur le dossier syrien : Paul Jean-Ortiz, le conseiller diplomatique de l’Elysée, principal acteur des échanges franco-américains et le général Benoît Puga, le chef d'état-major particulier du président de la République qui tient informé François Hollande et le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian en temps réel de l'évolution du dispositif militaire.

Hollande et Obama déterminés. Après la défection du Royaume-Uni, François Hollande et Barack Obama ont voulu afficher une nouvelle fois leur détermination en appelant la communauté internationale à adresser un "message fort" au régime de Bachar al-Assad qu'ils tiennent pour "responsable" du massacre chimique du 21 août. Lors de leur conversation téléphonique qui a duré près de 45 minutes vendredi, les deux dirigeants sont parvenus à la conclusion qu'ils "partagent la même certitude sur la nature chimique de l'attaque  et la responsabilité indubitable du régime" de Bachar al-Assad.

Nouvel entretien téléphonique prévu. Barack Obama et François Hollande ont prévu de se parler de nouveau pendant le week-end. Mais pour ne pas donner d'indication sur la suite des évènements, l’Elysée refuse désormais de communiquer sur la date et l'heure de ce futur entretien téléphonique.

La France "à l'avant-garde". Malgré les réticences de l'opinion (Près de deux Français sur trois sont opposés à une intervention militaire en Syrie, selon un sondage BVA pour i-Télé-CQFD et Le Parisien-Aujourd'hui en France publié samedi), l’Elysée assume pleinement sa position et veut que la France soit en première ligne, "à l'avant-garde", dit François Hollande.