Stéphane Le Foll appelle à choisir entre le mouvement de Benoît Hamon et le PS

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Stéphane Le Foll appelle à choisir entre le mouvement de Benoît Hamon et le PS
Pour l'ancien ministre socialiste, il faudrait choisir entre le Parti socialiste et le Mouvement du 1er juillet, plutôt que d'essayer de cumuler les appartenances.@ GABRIEL BOUYS / AFP
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Pour l'ancien ministre socialiste, il faudrait choisir entre le Parti socialiste et le Mouvement du 1er juillet, plutôt que d'essayer de cumuler les appartenances.

L'ancien ministre de l'Agriculture, de l'Agroalimentaire et de la Forêt de François Hollande a estimé dimanche qu'il faudrait choisir entre le maintien au PS et l'adhésion au Mouvement du 1er juillet lancé samedi par Benoît Hamon, plutôt que d'essayer de cumuler les appartenances.

"Que chacun prenne ses responsabilités." "Il faudrait que chacun prenne un peu ses responsabilités", a déclaré Stéphane Le Foll sur franceinfo avant d'ajouter : "S'il y a au PS, et c'est tout à fait respectable, on en connaît, des gens qui sont attachés à Benoît Hamon il faut qu'ils prennent la décision de suivre Benoît Hamon, parce que si ce courant du 1er juillet est l'avenir il faut y aller, ça ne peut pas être et le PS et le 1er juillet." "On a une direction collégiale qui doit être présentée la semaine prochaine, j'espère que les choses seront claires de ce côté-là", a souligné le député de la Sarthe.

Quant à l'avenir du parti, "le PS ne va pas se reconstruire en quelques semaines" : "Le socialisme est une idée qui a plus d'un siècle, elle a été portée par des gens qui ont déjà eu ce type de débat, entre le début du socialisme, les révolutionnaires, et puis ceux qui étaient sociaux démocrates l'ont au bout du compte emporté."

"On ne part pas à zéro." Pour ce proche de François Hollande, "il faut être organisé : la vieille maison comme disait Blum, il faut la refonder ou la rénover, bien entendu, mais elle est toujours là". "On ne part pas à zéro", a dit Stéphane Le Foll, tout en appelant à "repenser le nom, bien sûr, les grands enjeux du PS".

"Le parti socialiste a peut-être fait son temps. Il a eu des heures glorieuses. Ma conviction est qu'aujourd'hui il est temps de tourner une page pour nous inscrire dans un processus comparable à celui d'Epinay", qui avait vu la fondation du PS en 1971, avait déclaré samedi Benoît Hamon. "On n'est pas là pour organiser une fraction du PS qui créerait une boutique ailleurs", avait-il également expliqué.