Soupçons d'emploi fictif : affaire classée sans suite pour un proche de Bartolone

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Soupçons d'emploi fictif : affaire classée sans suite pour un proche de Bartolone
Un proche de Claude Bartolone visé par une affaire classée sans suite@ BERTRAND GUAY / AFP
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Le parquet national financier a classé sans suite l'enquête sur les soupçons d'emploi fictif concernant un élu du conseil général de Seine-Saint-Denis.

Le parquet national financier (PNF) a classé sans suite une enquête sur des soupçons d'emploi fictif d'un élu du Conseil général de Seine-Saint-Denis lorsqu'il était présidé par le socialiste Claude Bartolone, a-t-on appris mercredi de sources concordantes.

Des "infractions insuffisamment caractérisées". L'enquête a été classée pour "infractions insuffisamment caractérisées", a indiqué une source proche du dossier, information confirmée par une source judiciaire. Avant d'être traitée au PNF, l'enquête avait été ouverte fin septembre 2015 par le parquet de Bobigny, en pleine campagne pour la présidence de la région Ile-de-France, entre le sortant socialiste Claude Bartolone et Valérie Pécresse (Les Républicains), future victorieuse du duel. 

L'enquête s'intéressait aux conditions de l'embauche par le conseil général en 2012 de Didier Ségal-Saurel, élu du canton Pantin-Est entre 2001 et 2008, afin de déterminer s'il avait pu ou non bénéficier d'un emploi fictif. Didier Ségal-Saurel, actuellement conseiller municipal de la majorité socialiste à Pantin, avait cédé son siège à l'assemblée départementale à Claude Bartolone en 2008.

Une enquête en pleine campagne pour les régionales. La polémique avait démarré avec la publication en juin 2015 d'un rapport de la Chambre régionale des comptes (CRC) qui mettait en cause la gestion du département depuis 2010, du temps où il était présidé par Claude Bartolone (2008-2012). Dans la foulée, le président du groupe Les Républicains de la Seine-Saint-Denis, Jean-Michel Bluteau, avait saisi le parquet de Bobigny. Il s'interrogeait notamment sur les postes que Didier Ségal-Saurel avait obtenus dans l'entourage de du président du Conseil général de l'époque, comme chargé de mission ou conseiller.

Il visait en particulier son emploi en tant que chargé de projet à la direction de la culture, du patrimoine, du sport et des loisirs au Conseil général, aux termes d'une lettre de mission signée par Claude Bartolone en août 2012, selon lui. Le président de groupe LR au département estimait que le recrutement avait été précipité et le travail non effectué. Didier Ségal-Saurel était chargé de réaliser un ouvrage historique sur le passé industriel et ouvrier de la Seine-Saint-Denis. Or à la fin de 2014, "aucun ouvrage n'avait encore été publié", avait noté la CRC.