Si Manuel Valls démissionne, quid de l'état d'urgence ?

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Si Manuel Valls démissionne, quid de l'état d'urgence ?
Manuel Valls peut-il rester au gouvernement et être candidat à la primaire ?@ FRANCOIS GUILLOT / AFP
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Si Manuel Valls démissionnait pour participer à la primaire du parti socialiste, l'état d'urgence prendrait automatiquement fin.

Démissionnera, démissionnera pas. Après le renoncement de François Hollande à briguer un second mandat, les rumeurs sur une possible démission de Manuel Valls vont bon train. Au vu de ses déclarations au JDD, sa participation à la primaire est quasiment assurée, et se pose donc la question de son avenir à la tête du gouvernement.

Etat d'urgence caduc ? Une autre interrogation pourrait rapidement occuper les débats, relative au maintien de l'état d'urgence. En effet, comme l'a fait remarquer un journaliste de Libération sur Twitter, la loi du 3 avril 1955 relative à l'état d'urgence comporte la disposition suivante : "La loi portant prorogation de l'état d'urgence est caduque à l'issue d'un délai de quinze jours francs suivant la date de démission du Gouvernement ou de dissolution de l'Assemblée nationale".

L'état d'urgence prolongé ? Le timing de la primaire de la "Belle alliance populaire" coïncide par ailleurs avec la volonté du gouvernement de prolonger l'état d'urgence. Invité du Grand Rendez-Vous le 27 novembre, le secrétaire d’État chargé des relations avec le Parlement Jean-Marie Le Guen avait déclaré : "Nous allons envoyer au conseil d’État un projet de loi similaire à celui voté la dernière fois. Il sera adopté par les Assemblées avant la fin de l’année". Or, les candidats à la primaire PS ont jusqu'au 15 décembre pour se déclarer officiellement. Le chef de l'État va certainement devoir revoir son planning pour prolonger l'état d'urgence.