"Si j'étais le Général De Gaulle"

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"Si j'étais le Général De Gaulle"
@ Max PPP
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TOUT EST DIT - En visite à La Réunion, Marine Le Pen s'est comparée au chef de la France libre.

Tous les matins, Laurent Guimier et la rédaction d'Europe 1 sélectionnent pour vous le meilleur des déclarations et des petites phrases politiques du jour.
 
 Ce jeudi, tout le monde parle de l’inauguration de l’usine Renault à Tanger au Maroc. Un inauguration qui provoque pas mal de vagues. Carlos Ghosn l'a dit, le but de cette usine géante, c'est de produire pas cher. Pas très fair-play, note Gérard Larcher, l’ancien président UMP du Sénat. Sur LCI, il se dit "choqué" par cette décision à l'heure où le mot compétitivité est sur toutes les lèvres.
 
 Du coup, Nicolas Dupont-Aignan demande la révocation du PDG de Renault. Carlos Ghosn se veut rassurant. Il répète à qui veut l'entendre qu'il n'est pas question de diminuer la production française. Au contraire, il prévoit même une augmentation progressive tous les ans et jusqu'en 2016. Carlos Ghosn n'est pas prêt de lâcher son usine marocaine...
 
 A l'autre bout du monde, La Réunion, Marine Le Pen se prend pour le Général De Gaulle. Interrogée sur l'abandon de la monnaie unique, la candidate du Front National s'insurge. Impossible sans sortir de l'Union européenne ? Que nenni, dit-elle au micro d'Aurélie Herbemont. Pour elle, il est hors de question d’euthanasier cette belle patrie qu'est la France. Pour s'en sortir, une seule solution : faire comme le Général !
 
 Et puis bien sûr, tout le monde parle des retrouvailles entre François Hollande et Nicolas Sarkozy mercredi soir au dîner du CRIF. Alors comment les deux adversaires principaux de la présidentielle ont pu tomber l’un sur l’autre comme ça, presque par hasard ? Et bien figurez-vous que tout était très bien calculé. Et pas par n'importe qui ! Quelques secondes avant l'échange, les journalistes d’iTélé ont interviewé François Hollande. Alors que le Président est entouré par les médias, le candidat socialiste s'exclame, goguenard : "Le passage, je vais le trouver, ne vous en faites pas" !
 
Il précise tout de même qu'il ne compte pas "rentrer par effraction, comme disait un ministre célèbre". Le ministre en question, c’est François Baroin qui avait accusé la gauche d’avoir gagné les élections “par effraction” en 1997. Juste retour de bâton, donc. Quoiqu'il en soit, François Hollande est parvenu à se frayer un passage jusqu’à la table d’honneur et là, le Président est obligé de se lever pour lui serrer la main. Les deux hommes se parlent et - surprise - ils se tutoient ! "Tu devrais faire la photo avec moi", conseille Nicolas Sarkozy. Quelques secondes plus tard, François Hollande, satisfait, s'éloigne en lançant : "A bientôt !"
 
 Mercredi soir, Enrico Macias était lui aussi au dîner du CRIF. Toujours en forme, il a chanté en l'honneur du Président : "Ah qu'elles sont jolies les filles de Sarkozy". Une interprétation très libre de sa propre chanson dont il nous avait gratifié en 2007 lors de l’élection de... Nicolas Sarkozy !

"Le passage, je vais le trouver, ne vous en faites pas !" (François Hollande) :