Sexisme à l'Assemblée : le meilleur du pire

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Sexisme à l'Assemblée : le meilleur du pire
Pour Patrick Balkany, si Cécile Duflot a mis une robe à fleurs, c'est pour que les députés n'écoutent pas ce qu'elle a à dire.@ MAXPPP
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VIDEO - L’affaire du caquètement est la dernière d’une longue et triste liste d’incidents machistes.

Que l'UMP Philippe Le Ray se rassure. Son caquètement de poules, mardi soir, au moment où la députée écologiste Véronique Massonneau posait une question, n’est finalement que le dernier d’une longue liste, et beaucoup d’autres, malheureusement, devraient suivre. Car l’Assemblée nationale, qui ne compte que 155 femmes sur 577 députés, traîne une réputation de machisme des plus justifiées. Petit florilège.

L’affaire des caquètements
 C’est donc le dernier en date, avec, pour Philippe Le Ray, le mérite d’avoir innové. Car jamais encore un député n’avait osé imiter le caquètement d’une poule pendant la question d’une collègue. L’élu du Morbihan a été sanctionné par la Conférence des présidents de l’Assemblée.



La robe à fleurs de Duflot
 Mettre une robe à fleurs à l’Assemblée nationale… Cécile Duflot a eu l’audace d’essayer, le 17 juillet 2012. La réaction des députés UMP ne s’est pas faite attendre. La ministre du Logement a été sifflée et huée pour avoir osé montrer ses mollets et ses avant-bras. Les élus UMP rivaliseront ensuite de justifications, mais la palme revient sans doute à Patrick Balkany. "Peut-être avait-elle mis cette robe pour qu'on n'écoute pas ce qu'elle avait à dire", avait suggéré le député-maire de Levallois.





Pellerin, le "pot de fleurs"
 Décidément, les femmes ministres du gouvernement Ayrault semblent particulièrement inspirer les députés UMP, puisque c’est cette fois Fleur Pellerin qui, deux jours après l’incident avec Cécile Duflot, est ciblé. Cette fois, c’est le Marc Le Fur qui s’y colle, en comparant la ministre déléguée à l’Economie numérique à un "pot de fleurs".



Un député UMP compare Fleur Pellerin à "un pot...par LeLab_E1

Les tenues de Dati...
 Mais les femmes ministres de gauche ne sont pas les seules à a voir subi des quolibets. Avant elles, Rachida Dati avait elle aussi eu droit à sa part de lazzis. Ose-t-elle annoncer qu’elle souhaite se présenter à la mairie de Paris ? C’est Michel Debré, député UMP de la capitale, qui, depuis la salle des quatre colonnes, se charge de remettre l’impudente à sa place. En l’attaquant bien entendu sur son style vestimentaire. "Je ne suis pas sûr que Vuitton ou Dior ait sa place à ce niveau-là", déclare l’élu devant plusieurs journalistes.



Nouveau tacle de Bernard Debré à Rachida Datipar LCP

...Et le jean de Pécresse
Valérie Pécresse a elle aussi provoqué l’ire de ses collègues mâles du groupe UMP. Son tort ? Avoir porté un jean dans l’hémicycle. Selon l’ancienne ministre, Christian Jacob, patron des députés UMP, lui a relayé le mécontentement de ses troupes en lui glissant  que le choix de ce pantalon avait choqué beaucoup de députés et spectateurs".

Le stylo de Valklaud-Belkacem
Les paroles ne sont pas les seuls moyens de déraper. Les hommes politiques savent aussi se servir des réseaux sociaux pour s'illustre. Ainsi Hugues Foucault, certes pas député mais membre du bureau politique dans l'UMP, qui twitte en pleine séance de question au gouvernement que Najat Vallaud-Belkacem, ministre du Droit des femmes, "suce son stylo très érotiquement". Puis le maire de Bretagne, dans l'Indre, s'amuse "que la gauchosphère se lâche" sur son petit message. En fin d'après-midi, il s'excuse finalement par le même biais, dans un message de contrition qui du coup sonne un peu faux.

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