08/10/2017 - 19h16

Séminaire dominical du gouvernement, pour préparer les futures réformes

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Le gouvernement s'est retrouvé dimanche après-midi à Matignon pour un séminaire destiné à préparer les grands chantiers d'ici à la fin de l'année, dans un climat social tendu, marqué par les critiques contre une politique jugée trop favorable aux "riches". Deux premiers exercices de ces réunions gouvernementales, se voulant plus informels, l'un à Nancy fin juin, l'autre à l'Élysée à la rentrée autour d'Emmanuel Macron, ont été considérés comme utiles dans la coordination de l'exécutif.

Jean moutarde, chemise bleue, sans cravate. "Un gouvernement, c'est un orchestre: pour qu'un orchestre joue bien, il faut que chacun joue sa partition, mais aussi que chacun sache quelle partition joue l'autre", a résumé Édouard Philippe en arrivant à la réunion à Matignon. "Faire en sorte que les ministres s'écoutent, qu'ils sachent qui va faire quoi et à quel moment, dans une atmosphère assez décontractée", a poursuivi le Premier ministre, lui-même en tenue détendue, jean moutarde et chemise bleu jean, sans cravate.



Faire "émerger" des mesures nouvelles. Selon Matignon, la réunion vise essentiellement à préparer les plans gouvernementaux d'ici la fin de l'année, notamment le lancement de la concertation sur la réforme de l'assurance-chômage et de la formation professionnelle, et le "plan étudiant" actuellement préparé par la ministre Frédérique Vidal. L'exécutif entend aussi faire davantage "émerger" des mesures, nouvelles ou déjà incluses dans les feuilles de route des ministres, qui montrent qu'il veut aussi mieux "protéger" les Français, pour illustrer le slogan "libérer et protéger" porté par Emmanuel Macron durant sa campagne. "La volonté du président de la République, c'est de montrer qu'on est bien sur deux jambes, et sortir de la cristallisation sur l'ISF", glisse un conseiller.

La réforme de l'impôt sur la fortune (ISF), dont le recentrage sur le seul immobilier a été dénoncé par la gauche comme un cadeau du "président des riches" aux plus aisés, a parasité la communication gouvernementale autour d'un budget vanté comme "équilibré". Selon un sondage Elabe publié jeudi, 45% des Français jugent la politique de l'exécutif équilibrée, mais 40% "trop à droite".