Séminaire de refondation du FN : désormais, la sortie de l'euro passe au deuxième plan

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Aucune autre décision importante n'a été prise lors de ces deux jours de réunion, ni sur le changement de nom du parti, ni sur son fonctionnement autour de Marine Le Pen.

Après deux jours de séminaire de refondation au siège du FN à Nanterre (Hauts-de-Seine), c'est l'heure d'un premier bilan. Le parti de Marine Le Pen espérait proposer un début de clarification sur certains thèmes majeurs, mais le rendez-vous a plutôt mis en avant les guerres de clans, et les affrontements de lignes politiques.

La sortie de l'euro, point de crispation. "Il n'y a pas eu de règlement de compte", répètent en chœur les cadres du FN, sourires de façade affichés à la sortie de la réunion. En réalité, ce séminaire aura surtout confirmé les lignes de fracture au Front national avec l'euro comme point de crispation majeur. Florian Philippot en fait un élément de souveraineté essentiel quand le secrétaire général du parti, Nicolas Bay, est prêt à s'en écarter. Au final, c'est une solution de conciliation, de synthèse, qui a été trouvée. La sortie de l'euro est maintenue comme objectif pour le FN mais elle est repoussée au second plan, derrière la question des frontières.

Pas de décision sur le fonctionnement ou le déménagement. Aucune décision majeure n'a été prise ni sur le changement de nom ni sur le fonctionnement interne autour de l'omnipotente Marine Le Pen, ni sur un éventuel déménagement du siège alors que les finances du FN sont à nouveau dans le rouge.


La plupart des interrogations restent donc en suspens, comme si l'autopsie politique de l'élection présidentielle et des législatives n'était pas encore terminée. Les militants frontistes établiront, eux aussi, leur diagnostic. Ils vont recevoir un questionnaire à la rentrée avant le congrès du parti prévu début 2018.