Sécurité : la droite a "eu tort de supprimer" des postes, selon Juppé

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Sécurité : la droite a "eu tort de supprimer" des postes, selon Juppé
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Alain Juppé a aussi salué mardi les créations de postes dans les forces de l'ordre annoncées par le président de la République lundi.

La droite a "sans doute eu tort de supprimer une dizaine de milliers" de postes dans les forces de sécurité avant 2012, a déclaré mardi l'ancien Premier ministre Alain Juppé, qui salue les créations de postes annoncées par François Hollande.

Une "bonne chose de recruter". Commentant, sur RMC et BFMTV, les annonces de François Hollande de lundi devant le Congrès, Alain Juppé a déclaré: "l'essentiel, c'est d'une part la volonté politique" et "deuxièmement, les moyens, en particulier les moyens humains. C'est une bonne chose que de recruter 8.500 fonctionnaires dans la police, la gendarmerie, l'administration pénitentiaire, la Justice. Nous avions sans doute eu tort, avant 2012, d'en supprimer une dizaine de milliers".

Être "un peu humble". Une erreur, donc, du quinquennat Sarkozy ? "Le contexte n'était pas le même. Et il faut être un peu humble : tout n'était pas parfait avant 2012 et tout n'est pas catastrophique après 2012", a répondu le maire de Bordeaux.

"Des annonces intéressantes". Alain Juppé a aussi jugé que François Hollande avait prononcé "un bon discours. Je n'étais pas au Congrès, je n'en suis pas membre, mais j'ai vu l'ensemble des parlementaires se lever pour applaudir le président de la République et c'était le signe de ce besoin d'unité nationale que nous ressentons tous". "Il y a des annonces intéressantes. La grande question, ce sont les résultats. Il faut passer à l'acte, et se donner les moyens", a poursuivi Alain Juppé, qui estime cependant "qu'aujourd'hui, l'outil juridique à la disposition des pouvoirs publics, du président de la République et du gouvernement est sans doute suffisant. Je pense que nous avons tous les outils pour agir, notamment avec l'état d'urgence", a-t-il cependant déclaré.