Sécurité : "c’est l’UMP qui dirige le pays"

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Sécurité : "c’est l’UMP qui dirige le pays"
@ EUROPE 1
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Pour Christophe Borgel (PS), le mauvais bilan sur la sécurité est à mettre au compte de l’UMP.

"On a un discours désignant comme responsable de l’insécurité un coup les Roms, un autre coup les étrangers, un troisième les maires socialistes qui ne feraient rien sur le terrain. Bref, à chaque fois c’est la faute de l’autre alors que c’est l’UMP qui dirige le pays", a rappelé Christophe Borgel, mardi matin sur Europe 1.

Le secrétaire national du PS, également adjoint au maire en charge de la sécurité à Villepinte, a lancé la riposte socialiste après les accusations de la majorité contre la gauche et sa supposée négligence en matière de sécurité.

"Une très grande opération de communication"

"L’insécurité n’est pas un sujet qu’on doit éviter", a expliqué l’élu socialiste, avant de se montrer plus offensif : "on a eu une très grande opération de communication, je dirais même de manipulation, en essayant de masquer l’échec du gouvernement dans la lutte contre l’insécurité. On sait que les atteintes aux personnes ont augmenté de 22% depuis 2002, qu’on a supprimé sur le terrain près de 11.000 postes de policiers et de gendarmes", a-t-il déclaré.

"Il y a une attente en matière de sécurité (…). Cette attente, cette demande, c’est la marque de l’échec de la politique gouvernementale sur ce terrain. Nicolas Sarkozy en avait fait un de ses thèmes forts", or, accuse Christophe Borgel, "celui qui dirige est responsable".

Depuis cet été, la droite "s’est lancée dans une dérive des propositions", regrette Christophe Borgel, évoquant notamment la déchéance de la nationalité : "une mesure qui est à la fois scandaleuse dans son principe et totalement inefficace".

Interrogé sur l’annulation de certaines mesures gouvernementales en matière de sécurité si le PS retrouvait le pouvoir, l’élu socialiste a répondu : "on fera le bilan de ce qui marche et de ce qui ne marche pas. On est, sur la déchéance de la nationalité, sur une mesure dont on sait à l’évidence l’inefficacité".

Ne pas oublier les problèmes économiques

"Le débat sur l’insécurité est permanent dans les quartiers populaires et ce sont les élus socialistes qui y sont confrontés sur le terrain. Et ce n’est pas parce que, pour masquer son échec sur le plan économique et social, le président de la République lance une immense opération de communication que le PS doit s’y jeter à pieds joints", a ajouté le secrétaire national du PS.

Et Christophe Borgel de conclure : "La sécurité est une question essentielle et je crois que la priorité des Français aujourd’hui, ce sont les problèmes d’emploi et de pouvoir d’achat, ce sont les questions liées à la crise économique. (…) Je n’ai pas dit que c’était plus important, j’ai dit que ce sont les questions qui dominent l’actualité aujourd’hui, qui dominent la réalité du pays".