Second tour : où en sont les ralliements ?

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Second tour : où en sont les ralliements ?
Consignes de vote au second tour : Hollande récolte, Sarkozy espère@ REUTERS
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Hollande récolte, Sarkozy espère. Au lendemain du 1er tour, qui a donné des consignes de vote ?

20h00, les premiers résultats. 20h15, les premiers ralliements. Dimanche soir, une fois le casting du second tour annoncé, Eva Joly et Jean-Luc Mélenchon ont appelé leurs électeurs à faire battre Nicolas Sarkozy, mais d'autres candidats du premier tour ménagent le suspense, et le président candidat n'a encore enregistré aucun ralliement.



ILS NE SE RALLIERONT PAS 

• Marine Le Pen se voit en 1ère force d'opposition

Le combat ne fait que commencer, a exulté Marine Le Pen, dimanche au soir du premier tour de la présidentielle où elle est créditée de la troisième place avec près de 20% des suffrages. "Ce premier tour n'est pas une fin en soi mais le commencement d'un vaste rassemblement des patriotes de droite comme de gauche", a-t-elle confié à ses partisans, sans donner de consignes de vote. Maintenant, face à un président sortant à la tête d'un parti considérablement affaibli, nous sommes désormais la seule véritable opposition à la gauche ultralibérale laxiste et libertaire", a poursuivi Marine Le Pen.

 FAIT DURER LE SUSPENSE

• Nathalie Arthaud : "personne pour défendre les ouvriers" 

De son côté, Nathalie Arthaud a estimé que les ouvriers ne "pourront compter sur personne pour les défendre" dans "le choix pipé" du second tour. "Je ne suis pas propriétaire des voix qui, en ce premier tour, se sont portées sur mon nom. Au deuxième tour, mes électeurs voteront selon leur conscience", a-t-elle indiqué dans un communiqué. "Aucun travailleur conscient ne peut évidemment voter pour Nicolas Sarkozy", a-t-elle enchaîné avant de poursuivre : "Certains de mes électeurs, confrontés au choix pipé entre un ennemi ouvert des travailleurs et un faux-ami, s'abstiendront ou voteront blanc. D'autres, pour se débarrasser de Sarkozy, voteront pour François Hollande". 



• Dupoint-Aignan adepte du "ni-ni"

Le "souverainiste" Nicolas Dupont-Aignan (1,79%) a également opté pour le "ni-ni" et refusé de choisir entre les deux finalistes, contrairement à 2007 où il avait appelé - "une erreur", dit-il aujourd'hui - à voter Sarkozy.



ILS SE PRONONCERONT APRES LE DEBAT

• Bayrou fait durer le suspense

 
 Reconnaissant que son score n'était "pas à la hauteur de ses attentes", François Bayrou a appelé, dimanche à 21 heures, à la constitution d'une force rassemblant "tous les démocrates du pays pour lutter contre les extrêmes." "Nous serons présents, nous construirons cette avenir" a-t-il ajouté, assurant qu'il "prendrait ses responsabilités", sans donner plus de précisions pour le moment.   

• Cheminade scrute les propositions de Hollande

Son ralliement n'est pas décisif. Mais, Jacques Cheminade, qui a rassemblé 0,25% des voix et 89.572 électeurs sur son nom, a indiqué attendre de voir ce que François Hollande va proposer, notamment pour "faire face à la crise économique et monétaire internationale".



ILS ONT FAIT LEUR CHOIX

• Mélenchon affirme détenir "la clé du résultat final"

Quatrième de l’élection, Jean-Luc Mélenchon a pourtant assuré, dimanche soir, détenir "le résultat final" de l’élection "entre ses mains". Le candidat du Front de gauche a ensuite appelé à "battre Sarkozy" le 6 mai, une périphrase pour appeler à voter pour François Hollande. "Le 6 mai, sans rien demander en échange, pour battre Sarkozy, je vous demande de ne pas traîner les pieds, comme s'il s'agissait de me faire gagner moi-même l'élection présidentielle", a-t-il lancé à ses partisans. Son aillé du Parti communiste français, Pierre Laurent a, lui aussi, exhorté à voter "sans ambiguïté" pour François Hollande au 2e tour.





• Eva Joly appelle au rassemblent derrière Hollande

Quelques minutes avant lui, Eva Joly, candidate Europe Ecologie-Les Verts, avait également appelé ses partisans à se rassembler autour de François Hollande pour le second tour de l'élection présidentielle. Elle souhaite "tout faire pour que notre pays sorte du sarkozysme".





• Poutou veut "dégager Sarkozy le 6 mai"

Interrogé, lui aussi, sur une éventuelle consigne de vote, Philippe Poutou a martelé qu'il fallait "dégager Sarkozy". "Ca fera un bien fou", a-t-il ajouté dans la foulée. Mais, "nous n'apportons aucun soutien à la politique de François Hollande", a insisté le candidat du NPA, qui a réuni 1,2 des votants. "Il va falloir s'organiser", a-t-il dit en demandant "à la population de prendre les affaires en main" et appelant à "dénoncer les institutions".





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