Second tour : "'M. Blanc' n'est pas candidat aux élections", met en garde Borloo

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Second tour : "'M. Blanc' n'est pas candidat aux élections", met en garde Borloo
"Je comprends la frustration de ceux qui ont eu d'autres candidats au 1er tour, mais on est à un moment parfaitement grave et historique."@ LIONEL BONAVENTURE / AFP
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"Vous savez 'monsieur Blanc', il n'est pas candidat à l'élection. (...) La vérité c'est que vous devez choisir", a lancé Jean-Louis Borloo aux électeurs tentés par le vote blanc au second tour.

Le centriste Jean-Louis Borloo a exhorté mardi ses "amis du centre et du centre droit", "la droite française" et ses "amis de gauche" à ne pas "hésiter" dimanche à voter pour Emmanuel Macron, mettant en garde contre le vote blanc.

"C'est la mère des batailles". "Vous savez 'monsieur Blanc', il n'est pas candidat à l'élection. (...) La vérité c'est que vous devez choisir", a lancé Jean-Louis Borloo sur France Inter. "Je comprends la frustration de ceux qui ont eu d'autres candidats au 1er tour, mais on est à un moment parfaitement grave et historique. C'est la mère des batailles et il faut absolument s'engager", a souligné l'ancien ministre qui lui-même a annoncé dimanche s'engager "à fond" derrière Emmanuel Macron, après être resté trois ans "en retrait total de la vie politique".

"C'est le syndrome de Stockholm". "Quand j'entends mes amis du centre et du centre-droit hésiter à l'élection présidentielle en ne réalisant pas que le FN depuis sa création les a désignés comme étant la cible prioritaire et absolue (...), enfin c'est le syndrome de Stockholm !", a exclamé Jean-Louis Borloo. S'adressant ensuite à ses "amis de gauche, qui défendent la paix, la fraternité, la lutte contre les discriminations", il a rappelé que Jean-Luc Mélenchon "est allé lui-même" affronter Marine Le Pen dans le Pas-de-Calais aux législatives de 2012. "A la mère des batailles, il serait absent de cette bataille?".

"Que la droite française comprenne que si Marine Le Pen est élue, ou si elle fait un très gros score, c'est eux qui seront liquidés aux législatives et leur famille politique sera liquidée", a-t-il enfin déclaré. "Moi je suis un des leurs et je leur dis 'vraiment, n'hésitez pas dimanche prochain !'".