Sarkozy veut ressouder l’UMP

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Sarkozy veut ressouder l’UMP
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Le président de la République a invité les députés de la majorité à ne pas se diviser.

"Si vous dites du mal les uns des autres, nos adversaires l’utilisent contre nous". Par cette phrase, Nicolas Sarkozy a donné le ton : s’il a convié tous les députés de l’UMP mercredi à l’Elysée, c’est pour ressouder une majorité récemment mise à mal par plusieurs règlements de compte.

Cette première piquait visait notamment Xavier Bertrand et Jean-François Copé, entre qui le ton est monté à propos du manque de dynamisme au sein de l’UMP. Mais ce n’est pas là le seul sujet de friction au sein de la majorité.

Ne rien lâcher sur le discours de Grenoble

Plusieurs députés UMP ont en effet regretté le virage sécuritaire opéré cet été, incarné par le démantèlement de camps de Roms. Une politique qu’a vivement dénoncé le député Jean-Pierre Grand ou encore le sénateur Alain Lambert. Dominique de Villepin est lui allé jusqu’à regretter "une tache de honte sur notre drapeau".

"Les propositions du discours de Grenoble sont en accord avec nos valeurs", leur a répliqué Nicolas Sarkozy, rappelant que la sécurité est un point de clivage important avec la gauche.

Le président de la République a néanmoins rejeté la dernière proposition en date du député Hervé Mariton, qui souhaite ouvrir un débat sur l’accès à la nationalité. "Le président Sarkozy ne veut pas ouvrir le débat sur l'accès à la nationalité parce que, pour lui, se poserait alors la question du droit du sol", a confié le député UMP Lionel Tardy à l’issue de la réunion.

Chirac, un symbole d’union

Nicolas Sarkozy en a profité pour revenir sur la décision de l’UMP d’indemniser la mairie de Paris pour les emplois fictifs de l’ère Chirac. Cet accord illustre, selon le président, la solidarité qu'il veut retrouver au sein de la majorité.

"C'était difficile et courageux. Ce geste tient à la dignité de la fonction (présidentielle) et a trait aussi à la solidarité avec un homme qui nous a fait remporter de belles victoires et sans qui on ne serait pas là, à commencer par moi", a commenté le chef de l'Etat qui, dans le passé, a souvent été très dur dans ses propos sur Jacques Chirac.