Sarkozy : un avocat pour les victimes "à la minute de l'agression"

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Sarkozy : un avocat pour les victimes "à la minute de l'agression"
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Nicolas Sarkozy a développé mardi à Nice les grandes lignes du renforcement de l'arsenal législatif en matière de sécurité. Il a notamment demandé que soit examinée la possibilité pour une victime d'avoir "un avocat à la minute de l'agression".

Toute victime pourra avoir "un avocat à la minute de l'agression". Lors d'une table ronde consacrée à la sécurité, à Nice, Nicolas Sarkozy a souligné mardi qu'il n'était "quand même pas extravagant de demander que la victime soit traitée dans la même condition que le délinquant", faisant valoir que les délinquants "avaient droit à la première minute dès l'ouverture de la procédure à un avocat".

Appartenir à une bande sera passible de trois ans de prison, a annoncé le chef de l'Etat, qui s'est dit déterminé à "ne pas laisser le phénomène des bandes s'installer". En réponse aux débordements qui ont marqué la mobilisation anti-Otan à Strasbourg, début avril, Nicolas Sarkozy a expliqué que le port de la cagoule dans une manifestation serait à présent considéré comme un délit : "On ne vient pas le visage masqué quand on vient manifester sur le territoire de la République."

Autre mesure évoquée, une meilleure protection des fonctionnaires, et notamment des enseignants : "L'attaque d'un fonctionnaire sera une circonstance aggravante", a annoncé le chef de l'Etat, qui s'est également prononcé pour un durcissement des sanctions à l'égard de ceux qui pénétreraient dans un établissement scolaire pour y commettre des violences. "L'école doit être sanctuarisée", a-t-il annoncé.

Nicolas Sarkozy a enfin demandé au gouvernement de déposer devant le Parlement "un projet de loi organique sur la responsabilité des magistrats". Alors que le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) doit se prononcer vendredi sur une éventuelle sanction disciplinaire à l'encontre de Fabrice Burgaud, le juge d'instruction de l'affaire d'Outreau, le chef de l'Etat a prévenu qu'il ne "laisserait pas des affaires comme Outreau sans réponse".