Sarkozy sur Twitter : du fond, du foot et son fils

  • A
  • A
Sarkozy sur Twitter : du fond, du foot et son fils
@ THOMAS COEX / AFP
Partagez sur :

Le président de l'UMP a répondu aux questions des internautes, qui ne l'ont pas ménagé.

Nicolas Sarkozy a bien compris l'intérêt des réseaux sociaux : court-circuiter les médias classiques, qu'il juge trop durs avec lui. Et il en a apporté une nouvelle preuve. Mercredi, le président de l'UMP a lancé une invitation sur Twitter : "Je répondrai ce vendredi à vos questions à partir de 11h30. Commencez à tweeter vos questions via #NSDIRECT". Une opération de communication pour les uns, un signe de sa volonté de mettre en avant la démocratie participative pour les autres. Europe 1 vous résume cet échange entre l'ancien président et les twittos.

A 11h30 précises, Nicolas Sarkozy a d'abord publié une courte vidéo, dans laquelle il se disait "très heureux" même si "c'est la première fois qu'il se livre à un exercice de cette nature". Puis la première question est tombée, sur la désespérance des Français vis-à-vis de la politique. Réponse du patron de l'UMP, qui souhaite se constituer une armée de militants en vue de 2017 : "A tous ceux qui ont été déçus par la politique, je veux dire, rejoignez-nous! On change les choses de l'intérieur".

Alors que la droite a crié au scandale quand François Hollande a rendu visite à Fidel Castro, d'autres ont rappelé que quand il était chef de l'Etat, il avait reçu à l'Elysée Mouammar Kadhafi et Bacha el-Assad. Une journaliste d'Europe 1 lui a donc demandé ce qu'il pensait de cette réflexion. Réponse de Nicolas Sarkozy : "Kadhafi a été invité en France à la suite de la libération des 7 infirmières bulgares et du médecin palestinien" ; puis "Assad a été invité en France au lancement de l'Union pour la Méditerranée. La Syrie ne serait-elle pas en Méditerranée?"

kkk

Si de nombreuses questions de fond lui ont été posées (sur l'Europe, la détresse du personnel pénitentiaire, la ruralité...) d'autres plus légères ont également retenu son attention. On pense à ces internautes qui lui ont demandé s'il doutait de la victoire du PSG, son club de cœur, en Ligue des Champions. "Pourquoi, tu doutes? La question n’est pas : est-ce qu’ils pourront la gagner, mais quand ? The sooner, the better", a-t-il répliqué. Mais peut-être que le club de la capitale aurait besoin du renfort de Paul Pogba pour y parvenir, non ? "Je partage ton avis, il va falloir qu’on se cotise !"

Passionné de football et de cyclisme, l'ancien président est également un amoureux de la petite balle jaune. En témoigne cet échange avec la Française Marion Bartoli, gagnante de Wimbledon en 2013. "Ma question pour vous Mr le président avant Roland Garros est : comment va votre revers ?" Rebond de Nicolas Sarkozy : "Merci @bartoli_marion : au fond je crains que je doive rester ma vie durant avec un revers très scolaire."

Enfin, comment oublier cet échange pour le moins surprenant avec… son fils Louis :

Les vannes ont fusé. Twitter est décidemment taquin. Après s'être moqué il y a quelques jours de la confusion de Nicolas Sarkozy sur un ouvrage de Victor Hugo - "je relisais ce magnifique livre de Victor Hugo, 1793", a-t-il dit à propos du livre Quatre-Vingt-Treize - les twittos ont cette fois parasité l'opération de communication du patron de l'UMP avant même son déroulé. Sitôt révélée la proposition de Nicolas Sarkozy d'interagir avec lui, les propositions se sont multipliées. Mais pas vraiment celles qu'il attendait, comme le démontrent les quelques exemples ci-dessous :

"Cela fait partie du jeu. Il faut l'assumer". Dans l'entourage du président de l'UMP, on tempère l'importance du phénomène : "c'est normal, cela fait partie du jeu. Il faut l'assumer", estime un membre de l'état-major sarkozyste dans Le Parisien, préférant insister sur l'engouement autour de l'opération : "Rien qu'entre mercredi soir, quand il a posté le message, et jeudi matin, nous avons reçu plus de 10.000 messages". Et on repense à cette phrase de Léon Zitrone : "Qu'on parle de moi en bien ou en mal, peu importe. L'essentiel, c'est qu'on parle de moi !".