Sarkozy se pose "en chef"
Nicolas Sarkozy © EUROPE 1

Le président-candidat a annoncé, sur Europe1, que d'autres opérations contre les milieux islamistes seraient menées.

Le "traumatisme" causé en France par les tueries de Toulouse et Montauban est "un peu" comparable à celui provoqué par les attentats du 11-Septembre aux Etats-Unis, a jugé, vendredi sur Europe 1, Nicolas Sarkozy qui a, une nouvelle fois, affiché sa fermeté. 

"Il y aura d'autres opérations"

Après avoir confirmé que 19 personnes avaient été arrêtées dans le cadre d'une enquête sur les milieux islamistes dans plusieurs villes de France, il a assuré que de nouveaux coups de filets auraient lieu. 


"Ce qui s'est passé ce matin va continuer, il y aura d'autres opérations qui continueront et qui permettront d'expulser du territoire national des gens qui n'ont rien à y faire", a-t-il ainsi insisté.

"On ne peut pas rester sans en tirer des conclusions"

"On ne peut pas rester sans en tirer des conclusions, donc le ministre de l'Intérieur et le ministre des Affaires étrangères ont pris la décision d'interdire un certain nombre de prédicateurs du sol français - c'était hier -, nous ne voulons pas que des gens qui prônent des valeurs contraires à la République soient invités sur notre territoire national", a-t-il conclu, avant de justifier : "Ce qu'il faut bien comprendre, c'est que le traumatisme de Montauban et de Toulouse a été profond dans notre pays".

Mardi, cinq jours après la "mise hors d'état de nuire" de l'auteur des sept meurtres de Toulouse et Montauban, le président-candidat Nicolas Sarkozy avait déjà promis "l'accélération des procédures d'expulsion" pour motif d'ordre public et assuré que "tous ceux qui ont tenu des propos infamants contre la France et contre les valeurs de la République ne seront pas autorisés à entrer dans notre pays".

Sarkozy se présente en seul "vrai" chef

Ces décisions de fermeté, Nicolas Sarkozy estime que François Hollande n'a pas la carrure pour les prendre. "Il n'a pas l'intention d'être chef du tout. Je le crois", a-t-il ainsi raillé à plusieurs reprises.

Et Nicolas Sarkozy d'enfoncer le clou : "Quand on est chef de l'Etat, il faut assumer ses responsabilités, prendre des engagements et être capable de décider. Si François Hollande n'a pas l'intention d'être chef de majorité, chef de parti, chef d'Etat, c'est assez crédible".

La veille, François Hollande avait déclaré, dans un entretien au quotidien Le Monde : "Le candidat sortant a tout confondu : chef d'Etat, chef de majorité, chef de parti. Ce n'est pas mon intention". "Il dit qu'il n'a pas l'intention d'être chef. Comme il est candidat pour être chef de l'Etat, c'est une déclaration assez curieuse", a encore martelé Nicolas Sarkozy.

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