Sarkozy se pose en chantre de l'environnement

  • A
  • A
Sarkozy se pose en chantre de l'environnement
Partagez sur :

Après le carton des écologistes aux européennes, Nicolas Sarkozy a savouré mardi le succès de l'UMP en faisant campagne pour la défense de l'environnement et des énergies renouvelables.

Sarkozy savoure sa victoire aux européennes… et surfe sur celle des écologistes. En visite présidentielle sur les bords du lac du Bourget, le chef de l'Etat s'est plu à se présenter en champion de la cause verte, après la percée de la liste Europe-Ecologie de Daniel Cohn-Bendit, arrivée avec 16,2% des voix sur la troisième marche du podium européen.

"Nous allons prendre aujourd'hui des décisions pour les énergies renouvelables aussi importantes que celles qui ont été prises dans les années 1960 par le général de Gaulle pour le nucléaire" a proclamé Nicolas Sarkozy à l'Institut national de l'énergie solaire (Ines). Pour doper la recherche, il a répété son engagement d'investir autant, à l'euro près, dans les "énergies propres" que dans le nucléaire de troisième génération (EPR).

Des arguments qui n'ont pas convaincu le réseau Sortir du nucléaire, qui a estimé que le chef de l'Etat "fait mine de promouvoir les énergies renouvelables mais en réalité, réaffirme son soutien sans faille à l'énergie nucléaire".

Pas plus que le député Verts Noël Mamère, qui a appelé à "arrêter de nous faire croire que la droite serait par miracle devenue le 7 juin au soir écologiste", alors que le Premier ministre François Fillon a évoqué mardi à l'Assemblée "l'importance grandissante de la question environnementale".

Mais à tous ceux qui le soupçonneraient d'une opportune captation de l'héritage vert, Nicolas Sarkozy rappelle l'antériorité de son engagement. "La croissance durable, j'ai fait campagne sur ce thème (...) avec (le ministre de l'Ecologie) Jean-Louis Borloo, nous avons inventé le Grenelle de l'environnement".

Pour gonfler son palmarès de "meilleur écologiste de France", il s'est également plu à rappeler son rôle dans l'adoption, sous présidence française de l'Union européenne (UE) en décembre, du plan européen de lutte contre le réchauffement climatique.