Sarkozy salué à droite, taclé à gauche

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Sarkozy salué à droite, taclé à gauche
@ CAPTURE TF1
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RÉACTIONS - S'il a montré sa capacité à diriger pour l'UMP, il "n'a pas dit la vérité aux Français" pour la gauche.

Nicolas Sarkozy s'exprimait mercredi pour la première fois depuis huit mois. Les propos du président de la République étaient particulièrement attendus au lendemain du sommet européen sur la crise de la dette, qui s'est soldé par un sauvetage de la Grèce et une recapitalisation des banques.

En bon Premier ministre, François Fillon a vanté "la détermination et l'expérience" du chef de l'Etat, qui constituent "un atout pour protéger la France et relancer l'Europe". François Fillon en a profité pour confirmer que de nouvelles mesures d'économies seront dévoilées "dans une dizaine de jours". Soulignant le "rôle de leadership" du président de la République, Claude Guéant a noté de son côté que sur la question du chômage, Nicolas Sarkozy s'était montré "lucide". "Il n'a pas cherché à réenchanter le rêve", a-t-il ajouté dans une pique destinée à François Hollande, le candidat socialiste, qui appelle à "réenchanter le rêve français".

Nicolas Sarkozy, lui, est "ancré dans la réalité", a défendu Claude Guéant :

Brice Hortefeux, ancien ministre, a lui aussi apprécié la sortie "pédagogique" du président, qui a su "exprimer sa détermination totale à protéger nos concitoyens face à la crise économique et financière mondiale. Le secrétaire général de l'UMP Jean-François Copé a estimé que Nicolas Sarkozy avait montré "sont aptitude au commandement".

"La droite est au pouvoir depuis 10 ans"

A gauche, en revanche, le propos était moins lisse. Benoît Hamon, porte-parole du PS, a martelé vendredi matin que Nicolas Sarkozy était "prisonnier de sa vision caduque de la France, de sa situation, de la situation de l'Europe et du monde". "Nicolas Sarkozy se fait l'avocat d'une politique d'austérité généralisée qui fait que les Français n'auront pas les moyens d'acheter et de consommer", a-t-il ajouté.

"La droite est au pouvoir depuis 10 ans. Nicolas Sarkozy a été pendant ces dix ans soit ministre, soit président de la République", avait rappelé de son côté Michel Sapin au micro d'Europe 1 dès jeudi. "On avait l'impression en l'écoutant qu'il était président de la République depuis avant hier, juste pour préparer ce fameux accord de la nuit. C'est très frappant et au fond c'est très choquant de voir quelqu'un qui est en responsabilité depuis dix ans, nier toute responsabilité dans la situation de la France alors que c'est sous sa responsabilité que les déficits ont été creusés à ce point là", insistait le proche du candidat à l'Elysée François Hollande.

"La droite est au pouvoir depuis dix ans" :

"Panoplie usée de Superman"

De son côté, Jean-Marc Ayrault a déploré que Nicolas Sarkozy "nous ait ressortit sa panoplie usée de Superman, sauveur de la France, de l'Europe et du monde". "Voilà quatre ans que les Français ont droit à ce numéro de bonimenteur", a ajouté le chef de file des députés PS.

Des Français à qui le chef de l'Etat a "menti", pour le Parti communiste. "'Tout va bien, tout est sous contrôle, nous avons eu raison de faire la réforme des retraites car les retraités étaient responsables de la dette, il n'y a pas eu de baisse de salaires et de retraites en France'. Mais qui peut croire à une fable pareille? Les souffrances des Français étaient absentes de tout le propos présidentiel", résume un communiqué du PCF.