Sarkozy s'irrite à l'évocation "des affaires"

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Sarkozy s'irrite à l'évocation "des affaires"
Exil fiscal : Sarkozy propose la création d'un "impôt lié à la nationalité"@ CAPTURE D'ECRAN TF1
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Qu'a dit Nicolas Sarkozy, lundi sur TF1?  Europe1.fr vous propose un résumé, en 5 minutes chrono’.

Impôts, emploi, Europe : Nicolas Sarkozy a poursuivi, lundi soir sur TF1, la course contre la montre engagée pour tenter de refaire son retard sur le favori de la présidentielle François Hollande. Quels sont les thèmes qu'il a abordés lors de cette émission ? Quelles annonces a-t-il fait ? Voici notre résumé non exhaustif de ce "Parole de candidat"

SES PROPOSITIONS

# Une annonce : impôt et nationalité seront liés

La proposition n’avait pas été avancée lors du méga-meeting de Villepinte : lundi, Nicolas Sarkozy a défendu la création d'"un impôt lié à la nationalité" afin de cibler les exilés fiscaux. "Nous allons appliquer ce qu'appliquent les Américains : un impôt lié à la nationalité", a-t-il expliqué avant de préciser: "Tout exilé fiscal qui est parti à l'étranger dans le seul but d'échapper à l'impôt français devra déclarer à l'administration française ce qu'il a payé comme impôt à l'étranger. Et si c'est inférieur à ce qu'il aurait payé sur ses revenus de son capital en France, on lui fera payer la différence". Alors qu'on lui faisait remarquer que Jean-Luc Mélenchon avait fait une proposition similaire, Nicolas Sarkozy a répondu : "Vous lui enverrez une petite carte de ma part"...         

# Une précision : Berlin, informé de sa proposition sur Schengen

Le candidat UMP a ensuite assuré avoir informé la chancelière allemande Angela Merkel de ses propositions de réforme des accords de Schengen. Nicolas Sarkozy avait réclamé, dimanche, la mise en place d'une gouvernance politique des accords de Schengen organisant la libre circulation et les contrôles aux frontières de l'Union européenne. Il a menacé de suspendre la participation de la France à ces accords si des règles communes améliorant les contrôles aux frontières n'étaient pas adoptées d'ici 12 mois. "On travaille avec madame Merkel main dans la main. Je ne vois pas pourquoi nos amis allemands, qui sont confrontés aux mêmes problèmes que nous, ne seraient pas d'accord", a assuré Nicolas Sarkozy. 

SES MOTS 

# Une colère : à l'évocation des affaires

Interrogé par le journaliste Michel Field qui évoquait cette succession "inédite" d'affaires, dont les affaires Karachi, Woerth-Bettencourt ou encore l'arbitrage en faveur de Bernard Tapie, Nicolas Sarkozy s'est irrité en fin d'émission : "Vous dites une succession inédite d'affaires ? Vous avez sans doute oublié le Rainbow Warrior ! A l'époque, en 1985, le Premier ministre était Laurent Fabius et le président François Mitterrand !"





"Vous avez certainement oublié l'affaire du Rainbow Warrior, quand Laurent Fabius était 1er ministre et F Mitterrand président" #pdc

Mar 12 via webFavoriteRetweetReply


"Et que dites-vous des écoutes du tout-Paris? Inédites, dites-vous, les affaires sur le financement du RPR ?", a poursuivi le président-candidat. "A ma connaissance, je n'ai pas été condamné ou mis en examen...", a également déclaré M. Sarkozy, qui bénéficie d'une immunité durant la durée de son mandat. Quant à l'affaire Bettencourt, "y-a-t-il une preuve? ai-je été condamné?" a insisté Nicolas Sarkozy. 

# Un démenti : les informations de Mediapart sont "grotesques"

Au cours de l'émission, Nicolas Sarkozy a également jugé "grotesque" un éventuel financement de sa campagne 2007 par la famille Kadhafi. Un document semblant étayer cette thèse figure au dossier d'une enquête judiciaire mais aucune preuve ne l'authentifie. Publiée par Mediapart, cette note a été rédigée par un enquêteur privé, qui rapporte les supposés propos d'un deuxième homme assurant avoir eu connaissance d'un versement de 50 millions d'euros par le régime Kadhafi. 



# La phrase du jour : "si je fais du bruit avec ma bouche"...

 "Si je fais du bruit avec ma bouche et que les gens s'endorment, Laurence Ferrari va me demander pourquoi elle m'a invité", a lancé Nicolas Sarkozy, provocant rires et sourires sur le plateau de Parole de candidat. Le chef de l'Etat était alors interrogé sur les ultimatums qu'il a lancés, dimanche à Villepinte, à ses partenaires européens. 

REACTION

# Une réaction : "Ce candidat est dangereux"

Ce candidat est dangereux" ou "ça suffit ces mensonges !". Sur le site Twitter, la socialiste Ségolène Royal a suivi avec attention l'émission Parole de candidat sur TF1, à laquelle Nicolas Sarkozy était invité. L'ex-candidate de 2007 a notamment raillé les propos tenus par le président-candidat sur la drogue :





'une famille sur deux ou l'on se drogue' ? Mais il dit n'importe quoi ! Ce candidat est dangereux à banaliser ainsi la drogue !

Mar 12 via Twitter for iPhoneFavoriteRetweetReply