Sarkozy s’invite dans la crise syrienne

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Sarkozy s’invite dans la crise syrienne
@ MAXPPP
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Il sort du silence en publiant un communiqué avec le président du Conseil national syrien.

Le dossier syrien permet à Nicolas Sarkozy de faire son retour sur la scène politique. Un communiqué conjoint de l’ancien chef d’Etat et du président du Conseil national syrien, rendu public mercredi, fait état d’une conversation de "près de 40 minutes" entre les deux hommes.

C'est la première fois depuis sa défaite à l'élection présidentielle qu'il sort officiellement de son silence.

"De grandes similitudes avec la crise syrienne"

"Ils ont constaté la complète convergence de leurs analyses sur la gravité de la crise syrienne et sur la nécessité d'une action rapide de la communauté internationale pour éviter des massacres", souligne le texte signé Nicolas Sarkozy et Abdel Basset Sayda.

Les deux hommes soulignent également "de grandes similitudes avec la crise libyenne", qui avait débouché en octobre 2011 sur la mort de l'ancien dirigeant Mouammar Kadhafi, après plusieurs mois d'affrontements.

Commentaires ironiques sur Twitter

Si l’Elysée n’a pas encore commenté la publication de ce communiqué, nombreux sont ceux qui ironisent sur Twitter sur cette initiative, alors que Bachar al-Assad avait justement été l’invité de Nicolas Sarkozy lors des défilés du 14 juillet.

L’ancien chef d’Etat peut compter sur le soutien indéfectible de Nadine Morano, qui se félicite, elle, de l’implication de son mentor.





#Hollande est en vacances #Sarkozy aussi mais comme toujours actif à s'intéresser au dossier Syrien comme en 2008 pour la Géorgie.

Aug  08 via Twitter for iPhoneFavoriteRetweetReply

"Il faut être plus ferme contre Damas"

Ce communiqué commun intervient quelques jours après des propos de Nicolas Sarkozy, rapportés par la presse, qui critiquaient l’inaction de François Hollande en Syrie.

"On m'a critiqué sur la Libye, mais moi au moins j'ai agi", aurait dit l’ancien président. "Il faut être plus ferme contre le régime de Damas, beaucoup plus ferme", avait-il ajouté selon Le Parisien. Des propos que son entourage a ensuite démentis.