Sarkozy promet la baisse du chômage

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Sarkozy promet la baisse du chômage
@ Reuters
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Le chef de l’Etat a défendu lundi soir sur TF1 son bilan économique et social.

Nicolas Sarkozy avait la rude tâche, lundi soir, sur TF1, d'apaiser les inquiétudes des Français dans une émission taillée sur mesure, Paroles de Français. Le chef de l’Etat a promis une prochaine baisse du chômage, défendu le patron d'EDF et dirigeant de Veolia Henri Proglio et donné des gages sur le maintien de la retraite par répartition.

Chômage. "La France a pris de plein fouet" la crise économique, a déclaré le chef de l'Etat. Elle a "résisté plutôt mieux que les autres, puisque le chômage a doublé aux Etats-Unis, doublé en Espagne, augmenté de 60% au Royaume-Uni. Un seul pays a fait mieux que nous en la matière, c'est l'Allemagne", a-t-il souligné. Assurant oeuvrer pour "l'intérêt général", le président a conclu l'émission par un message résolument optimiste : "la stratégie économique et sociale va porter ses fruits, vous verrez le chômage reculer, la consommation reprendre, je m'y suis engagé". En référence à l'aveu d'impuissance de François Mitterrand, le président de la République a lancé : "vous ne m'entendrez jamais dire que contre le chômage, on a tout essayé".

Affaire Proglio. Face au tollé provoqué par le double salaire d’Henri Proglio, qui y a finalement renoncé, mais aussi par sa double fonction à EDF et Veolia (comme président non exécutif), le président a brandi un tract "de toutes les organisations syndicales de Veolia", réclamant qu'il assure la transition. "Pendant quelques mois, il sera président non exécutif de Veolia (...) et lorsque la transition sera faite, il se consacrera à 100% à ses fonctions" chez EDF,

Retraites. En tout état de cause, "avant la fin de l'année, nous aurons pris les décisions qu'il faut", a affirmé le chef de l'Etat. Alors que, initialement, n'était prévu cette année qu'un "point d'étape" entre partenaires sociaux et gouvernement, Nicolas Sarkozy a, il y a six mois, transformé cette échéance en "un rendez-vous capital". Pour la première fois lundi, il a affirmé que "les décisions concerneront tout le monde". "Il faut le faire pour tout le monde", a déclaré le chef de l'Etat. La durée d'activité pour une retraite à taux plein avait été allongée en 1993 pour les salariés du privé, en 2003 pour les fonctionnaires et en 2007 pour les bénéficiaires des régimes spéciaux.

Afghanistan. "La France restera en Afghanistan parce qu'il y va de notre sécurité. Si les talibans triomphent en Afghanistan, les Français doivent le savoir, alors le Pakistan tombera. Or, le Pakistan a l'arme atomique. Je ne prendrai pas la responsabilité de cette catastrophe", a-t-il déclaré. Le chef de l'Etat a rappelé qu'il s'était engagé il y a 18 mois, lors de l'envoi de renforts, à ne pas envoyer à l'avenir plus de soldats combattants, qui sont environ 4.000 en Afghanistan. "J'essaie de tenir scrupuleusement mes engagements et ma parole. En revanche, si on me demande davantage de gens pour former, pour encadrer la police, pour réaliser des travaux de génie civil, pour aider la population, pour aider à l''afghanisation', pourquoi pas. Mais des soldats combattants, non."