Sarkozy n'exclut pas le recours au référendum sur un nouveau traité européen

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Sarkozy n'exclut pas le recours au référendum sur un nouveau traité européen
@ Capture d'écran France 2
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Bruno Le Maire et François Fillon, candidats à la primaire de la droite, se sont eux aussi prononcés pour le recours au référendum pour adopter un nouveau traité.

Nicolas Sarkozy, président de LR, n'exclut pas le recours au référendum au sujet d'un éventuel nouveau traité européen, qu'il appelle de ses voeux, dans une interview qui sera diffusée dimanche sur France 2.

Le référendum de 2005 sur la Constitution européenne était trop complexe. "Je crois qu'il ne faut pas avoir peur du peuple : si l'idée européenne, on n'y croit pas et si elle ne supporte pas l'épreuve du référendum, c'est qu'on fait fausse route", explique l'ancien chef de l'Etat dans l'émission "13H15 le dimanche" que l'AFP a pu visionner samedi. Selon lui, il faut "utiliser sciemment" la question du référendum. Il a ainsi estimé que le référendum de 2005 sur la Constitution européenne était trop complexe. Mais, a-t-il ajouté, "si j'appelle à une refondation de l'Europe avec un nouveau traité, (..) alors la question du référendum se posera".

Bruno Le Maire et François Fillon, candidats à la primaire de la droite, se sont eux aussi prononcés pour le recours au référendum pour adopter un nouveau traité. Alain Juppé, autre candidat à la primaire, s'est montré plus circonspect, jugeant qu'"il faut que les gouvernements assument leurs responsabilités".

"S'ils sont coupables, ils en assumeront les conséquences". Interrogé sur l'investiture accordée à son ami Patrick Balkany pour les législatives de 2017 - qui a engendré beaucoup de critiques dans son propre camp -, Nicolas Sarkozy se réfugie derrière la présomption d'innocence : "J'ai bien connu ça, l'habitude de notre société : en prendre un, le frapper et après, quand il a un non-lieu, oublier", déplore Nicolas Sarkozy, lui-même mis en examen dans l'affaire de ses comptes de campagne à la présidentielle de 2012 et dans celle des écoutes. "J'ai vu ça quand j'ai été mis en examen dans l'affaire Bettencourt : j'ai été mis en examen, ça a fait les titres dans la presse du monde entier et après, quand j'ai eu un non-lieu, ça a duré deux secondes", a-t-il ajouté. "S'ils sont coupables, ils en assumeront les conséquences. Tant qu'ils sont mis en examen, ils sont présumés innocents",