Sarkozy met la droite en ordre de bataille

  • A
  • A
Sarkozy met la droite en ordre de bataille
Partagez sur :

Philippe de Villiers et Frédéric Nihous faisaient partie des invités de l’Elysée pour le lancement du "comité de liaison de la majorité".

Philippe de Villiers du Mouvement pour la France, Frédéric Nihous pour Chasse, pêche, nature, traditions, Jean-Louis Borloo et son Parti radical, Christine Boutin pour le Parti chrétien démocrate, Hervé Morin au nom du Nouveau Centre et jusqu’aux ex-socialistes Jean-Marie Bockel et Eric Besson : voilà l’éventail politique large sur lequel Nicolas Sarkozy veut s’appuyer pour repartir en campagne électorale. Des forces politiques hétéroclites qui se sont retrouvées mercredi à l’Elysée pour un "comité de liaison de la majorité".

Pour Philippe de Villiers et Frédéric Nihous, les "plus à droite" de l’échiquier politique, cette invitation présidentielle était une première.

Le président "ne nous demande pas d'abandonner nos idées", a assuré Philippe de Villiers à l'issue de cette rencontre :

Dans la ligne de mire de cette nouvelle majorité : les régionales de 2010 puis la présidentielle de 2012. Le comité de liaison, "ce n’est pas le programme commun, ce n’est pas le gouvernement", a insisté Philippe de Villiers pour qui l'objectif est bien électoral : créer une "dynamique de premier tour".

"Je compte, de l’intérieur, corriger un certain nombre de faiblesses de l’actuelle majorité. Si on apporte des réponses positives pour la ruralité, OK pour un bout de route ensemble", a expliqué pour sa part Frédéric Nihous mercredi soir sur Europe 1 :

Le clivage politique droite/gauche semble ainsi revenir au premier plan. Nicolas Sarkozy "a fait l'ouverture à gauche, il est normal qu'il y ait l'ouverture à droite", a expliqué le secrétaire général de l'UMP, Xavier Bertrand. "Je constate à l'orée de la campagne des régionales qu'il y a d'un côté une dissonance cacophonique à gauche et, de l'autre côté, un ensemble polyphonique, une composition à plusieurs voix", a insisté de son côté Philippe de Villiers.