"Sarkozy : le cru 2012 ne vaut pas celui de 2007"

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"Sarkozy : le cru 2012 ne vaut pas celui de 2007"
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Le discours sécuritaire du président de la République est rejeté par une partie de la droite.

"Le cru 2012 de Nicolas Sarkozy n’est plus celui de 2007", analyse sur Europe 1, Christine Boutin au lendemain des cantonales.

"En 2007, le président avait su rassembler les gens, mais aujourd’hui ce n’est plus le cas. Il y a un vrai problème", martèle encore l'ex-ministre et présidente du Parti chrétien-démocrate (PCD). Un avis partagé par les candidats UMP aux cantonales. Sous couvert d’anonymat, l’un d’eux confirme : "La phrase que j'ai le plus entendue au cours de mes portes à portes, c'est Sarkozy nous a floué."

"Il y a un vrai problème"

Un autre candidat battu confie également : "En 2012, il n'y aura pas de vote d'adhésion. Si le président est réélu, ce sera par défaut."

Autre symbole du rejet de Nicolas Sarkzoy : son amie proche Isabelle Balkany a été battue par un candidat divers droite (DVD), inconnu du grand public, Arnaud de Courson, dans les Hauts-de-Seine, fief électoral du président.

Une érosion due au discours sécuritaire

Nicolas Sarkozy semble rejeté par une partie de la droite, confirme à Europe 1, le politologue Stéphane Rozès. Ce phénomène a commencé, dès les municipales de 2008, et s’est poursuivi aux régionales, l'an dernier, avant de s'amplifier encore lors de ces cantonales.

Pour le politologue, cette érosion est la conséquence directe du discours sécuritaire : "En ce moment, l’UMP perd autant au centre qu’à droite. Nicolas Sarkozy est dans une orientation "à droite toute", la même orientation qui avait fait perdre à Jacques Chirac la présidence de la République de 1988, face à François Mittérrand, alors que la gauche était minoritaire dans le pays", analyse-t-il.