Sarkozy, la sécurité et "la guerre"

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Sarkozy, la sécurité et "la guerre"
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Vidéos - Ton incisif et guerrier, le chef de l’Etat sort régulièrement sa carte "sécurité".

Il veut mener "une véritable guerre" contre les trafiquants et les délinquants. Mercredi, le chef de l’Etat a ressorti sa casquette de premier flic de France. Retour sur ses déclarations chocs, parfois répétitives depuis 2005.

"Le droit à la sécurité"

2005. Nicolas Sarkozy est alors ministre de l’Intérieur. A plusieurs reprises, en visite en banlieues, il martèle vouloir livrer "une guerre aux délinquants" et parle pour la première fois du "droit à la sécurité", une notion qu’il reprendra pendant sa campagne présidentielle.





"Nettoyer au Karcher"

Juin 2005. Après la mort d’un enfant de 11 ans, le ministre se rend dans la cité des 4.000 à la Courneuve. Au cours d’un échange avec les habitants, il lance : "Je vous dis une chose très simple : ceux qui ne respecteront pas la loi on les tapera dur. Ceux qui veulent s'en sortir, on les aidera fort". Il prononce la célèbre phrase qui fera tant polémique : dès demain, on va nettoyer au Karcher la cité. On y mettra les effectifs nécessaires et le temps qu'il faudra, mais ça sera nettoyé."





“Une lutte sans merci contre les voyous”

Avril 2009. En déplacement à Nice, le chef de l'Etat annonce de nouvelles orientations dans la lutte contre l’insécurité. L’occasion de rappeler sa lutte sans merci contre les voyous”.

"C'est injustifiable"

Avril 2010. Depuis la débâcle des régionales, le chef de l’Etat remet la sécurité au centre de son discours. Lors de l’intronisation du nouveau préfet de Seine Saint-Denis, Christian Lambert, il réagit aux agressions de conducteurs de bus en banlieue parisienne : "Qu’est ce qui justifie que des trafiquants, des délinquants, injurient, blessent, frappent des policiers. Rien ? C’est injustifiable".

"Une guerre contre la criminalité"

26 mai 2010. Nicolas Sarkozy rend hommage à Aurélie Fouquet, la policière tuée en service à Villiers-le-Bel. Lors des obsèques de la jeunes femme, il martèle : "La France s’est engagée dans une guerre sans merci contre la criminalité".