Sarkozy : la "règle" de "laisser sa place"

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Sarkozy : la "règle" de "laisser sa place"
Nicolas Sarkozy a évoqué une éventuelle défaite pour la deuxième fois de la campagne présientielle.@ MAXPPP
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Le président sortant a fait cette étrange confidence vendredi dans les locaux de L’Equipe.

Pour la deuxième fois depuis le début de la campagne présidentielle, Nicolas Sarkozy a évoqué sa défaite. Invité dans les locaux du quotidien L’Equipe, le président sortant parlait sport quand il a fait le parallèle avec le monde la politique.

"La règle pour le sport, la politique, la vie"

C’est au moment d’évoquer l’Américain Bob Beamon, recordman du monde du saut en longueur de 1986 à 1991, que Nicolas Sarkozy s’est laissé à aller à cette pensée. "Je pense que les records sont faits pour être battus. Et donc, par conséquent, on ne peut pas être triste que quelqu'un d'autre prenne votre place parce que de toute manière, c'est la règle", a confié le président sortant.

"C'est la règle pour le sport, c'est la règle pour la politique, c'est la règle pour la vie : à un moment donné, chacun doit considérer qu'il a eu la chance de faire ce qu'il a à faire", a-t-il poursuivi, selon des propos diffusés par BFM TV et RTL. "Alors, il faut gagner, Beamon avait gagné, Beamon a été remplacé. Je crois qu'il l'a accepté", a conclu Nicolas Sarkozy.     

Hollande est d’accord

Son adversaire socialiste n’a pu que tomber d’accord avec le candidat UMP. "C'est la loi de l'alternance. C'est un vieux principe que de reconnaître qu'une course peut être gagnée une fois et pas forcément la deuxième fois, et que ce n'est pas toujours le même qui porte les couleurs de la France", a-t-il déclaré à des journalistes en marge d'un déplacement à Bourges, dans le Cher. 

 Ce n'est pas la première fois que Nicolas Sarkozy se confie ainsi sur l'éventualité d'une défaite. Lors d'un déplacement en Guyane au début de l'année, puis sur RMC Info et BFM TV le 8 mars, le président sortant avait affirmé qu'il se battrait de toutes ses forces pour obtenir un second mandat mais qu'il renoncerait à la politique dans l'hypothèse d'un désaveu des électeurs.