Sarkozy : "La France vient forte à Pittsburgh"

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Sarkozy : "La France vient forte à Pittsburgh"
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Dans un entretien télévisé diffusé mercredi, le président français a abordé le sommet du G20, l’Iran et beaucoup de questions nationales.

Nicolas Sarkozy a été interviewé mercredi soir par France 2 et TF1 depuis New York où il participe à l'Assemblée générale de l'ONU avant le G20 de Pittsburgh. Après les principaux points de politique internationale, le président français s’est positionné sur plusieurs questions de politique intérieure. Voici les principaux sujets abordés :

Le sommet du G20 : "La France vient forte à Pittsburgh", a considéré le président. "Les paradis fiscaux, le secret bancaire c'est terminé", a-t-il affirmé. Il a néanmoins appelé le sommet, qui se tient jeudi et vendredi, à prévoir des "sanctions" contre les territoires non coopératifs. Nicolas Sarkozy a donc jugé que des progrès avaient été faits et qu’il n’y avait plus de raison de quitter la table comme il avait menacé de le faire à Londres.

Bonus : Les pays européens se sont "mis d'accord sur la position de la France et de l'Allemagne" mais "le cheminement est long", a-t-il prévenu. Un aveu d’échec puisque les Etats-Unis ne sont pas d’accord avec l’Europe sur la question des rémunérations. "On ne peut pas tout focaliser sur le bonus, mais c'est quand même la partie visible de l'iceberg", a-t-il précisé, affirmant que "le capitalisme ne peut plus recommencer comme avant".

Barack Obama : "C’est un homme que j’apprécie beaucoup [..] il est en avance par rapport à son pays", a-t-il déclaré alors qu’il était interrogé sur la position américaine, opposée à un plafonnement des bonus.

Clotilde Reiss : "Il n’y aura pas d’échange et le président iranien le sait parfaitement bien." Nicolas Sarkozy a "refusé tout chantage" pour libérer la jeune universitaire français, confinée à l’ambassade de France à Téhéran.

La crise : "Elle sera derrière nous quand le chômage recommencera à baisser", s’est contenté de dire le chef de l'Etat qui s’est refusé à tout pronostic.

Clearstream : Nicolas Sarkozy a déclaré mercredi qu'il ne renoncerait pas à sa constitution de partie civile dans l'affaire Clearstream et a commis un lapsus en affirmant que les "coupables" étaient devant le tribunal.

Taxe carbone : L'hôte de l'Elysée a défendu cette taxe dont il ne voit pas en quoi son principe est complexe ou illégitime. "Nous sommes la dernière génération à pouvoir décider" pour éviter le réchauffement climatique, a-t-il prévenu en préambule. Il a aussi déclaré préférer taxer la pollution plutôt que le travail.

Accident du travail : Nicolas Sarkozy a confirmé qu'il envisageait de fiscaliser les indemnités journalières pour accident du travail. "Pourquoi cette indemnité serait-elle exonérée d'impôt si c'est un revenu de remplacement de votre travail ?", a-t-il demandé.

Forfait hospitalier : "Si l'hôpital a besoin de plus d'argent, eh bien le forfait hospitalier qui n'a pas été augmenté depuis trois ans sera augmenté", a-t-il déclaré.

Fonctionnaires : Le président s’est félicité de sa lutte conte le déficit public et la mesure qu’il a prise de ne pas remplacer un fonctionnaire sur deux. "La question se posera aussi pour les collectivités territoriales", a-t-il prévenu.

Agriculture : "Je plaide pour davantage de préférence communautaire, pour que les Européens puissent consommer des produits agricoles de qualité et que nos éleveurs et nos producteurs puissent vivre", a souligné le chef de l'Etat qui a aussi annoncé une loi d'orientation agricole d'ici à la fin de l'année.

Brice Hortefeux : Nicolas Sarkozy a défendu pour la première fois son "ami". "A partir du moment où il y a polémique, c'est qu'il y a maladresse", a-t-il déclaré. "C’est un homme profondément humain, l’idée même du racisme ou de la blague à connotation raciste lui est totalement étrangère", a-t-il ajouté.