Sarkozy et ses "Messieurs sécurité"

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Sarkozy et ses "Messieurs sécurité"
@ MAXPPP
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Brice Hortefeux et Eric Ciotti sont chargés de porter la bonne parole, avant la rentrée.

Ils font partie des plus fidèles au chef de l’Etat. Depuis quelques jours, les "Messieurs sécurité" du président, le ministre de l’Intérieur et ami de 30 ans Brice Hortefeux et le député des Alpes Maritimes Eric Ciotti, occupent le terrain médiatique.

Objectifs ? Convaincre l’opinion de la pertinence des mesures sécuritaires annoncées par Nicolas Sarkozy à Grenoble, le 30 juillet dernier. Préparer la rentrée parlementaire avec le vote de la loi Loppsi 2 et celle sur l’immigration, le 27 septembre, où seront étudiés les amendements sur la déchéance de nationalité.

Hortefeux, fidèle parmi les fidèles

Le temps de ses congés au Cap-Nègre, le chef de l’Etat a demandé à Brice Hortefeux de prendre personnellement le relais sur le dossier sécurité. En clair, le premier flic de France a été prié de renoncer à ses vacances.

Selon le Canard Enchaîné, Nicolas Sarkozy aurait carrément exigé de son ami, un déplacement quotidien en province. Ce qui expliquerait le tour de France réalisé par le ministre depuis quelques jours : Grenoble, Argelès-sur-Mer, Perpignan, Bobigny, ou encore Lyon ce jeudi avec de temps à autre, un arrêt dans sa région, l’Auvergne.

Ciotti, l’homme de l’ombre

Son nom est désormais associé à deux propositions de loi controversées (la suspension des allocations familiales en cas d’absentéisme scolaire et la prison pour les parents de mineurs délinquants récidivistes). Apôtre d’une politique sécuritaire poussée, Eric Ciotti, surnommé le "Monsieur Sécurité" de l’'UMP, est l’autre homme fort du président. En qualité de rapporteur de la loi sur la sécurité intérieure Loppsi 2, le chef de l’Etat l’a chargé de rédiger la proposition de loi responsabilisant les parents de mineurs délinquants.

Le secrétaire national de l'UMP en charge des questions de sécurité, qui a construit sa carrière en parallèle de celle menée par Christian Estrosi, a conscience de sa récente "promotion". Interrogé par l’AFP sur ses relations avec le chef de l’Etat, l’élu soulignait, non sans fierté, faire partie d'un "petit groupe de députés sarkozistes" qui se réunit régulièrement à l'oreille du président.