Sarkozy et Hollande, 20 ans de débat

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Sarkozy et Hollande, 20 ans de débat
François Hollande et Nicolas Sarkozy ont déjà eu l'occasion de débattre ensemble, comme ici, lors d'une émission de TF1 en 1999.@ INA
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VIDEO - Les deux concurrents de l’entre-deux-tours ont souvent débattu à la télévision.

Ils se connaissent bien. Nicolas Sarkozy et François Hollande se côtoient depuis plus de 20 ans sur les plateaux télévisés. A la veille du débat de l’entre-deux-tours de l’élection présidentielle, retour en image sur les principaux faits marquants des précédentes joutes qui ont opposé les deux hommes.

1991. Sarkozy : "Il aurait pu avoir d’autres ambitions". Invités de l’émission d’Anne Sinclair, Le point sur la table, les deux trentenaires se donnent brièvement la réplique lors d’un échange sur un ton badin. Nicolas Sarkozy lâche notamment cette petite pique. "Mais il est très attentif, monsieur Hollande, dans le fond. Il aurait mérité un autre sort. Il aurait pu avoir d’autres ambitions", plaisante ainsi le jeune RPR d’alors, sous le regard amusé de François Hollande.

1998. Hollande : "Vous en avez créé des emplois jeunes à Neuilly ?" Lors d’un débat avant les élections régionales, François Hollande, alors premier secrétaire du PS, défend les emplois jeunes mis en place par le gouvernement Jospin. Il piège Nicolas Sarkozy en lui demandant : "Des emplois jeunes, vous en avez créé à Neuilly ?". S’ensuit un échange tendu entre les deux hommes où Nicolas Sarkozy qualifie les emplois jeunes d’erreur "monumentale" tout en reconnaissant y avoir eu recours dans sa ville de Neuilly.

"Des emplois jeunes, vous en avez créé à Neuilly ?" :

Dans la même émission, les deux hommes évoquent la question de l’immigration. Un thème qui pourrait bien revenir lors du débat mercredi soir. "Je regrette que vous recommenciez les mêmes erreurs", adresse Nicolas Sarkozy à François Hollande.

1998. Sarkozy : "A votre place, je la ramènerais un peu moins". Au lendemain du scrutin régional, sur le plateau de France 2, Nicolas Sarkozy et François Hollande se retrouvent pour commenter les élections régionales qui a ont vu la gauche remporter 14 régions sur 22. "A votre place, je la ramènerai un peu moins", lance à son interlocuteur un Nicolas Sarkozy agacé. "J’ai fait partie d’une majorité qui a connu un grand succès en 1993 et dont nous avions eu la bêtise de dire qu’on était là pour longtemps. Comme vous le voyez, ça passe plus tôt qu’on ne le croit pas".

"A votre place, je la ramènerais un peu moins" :

1999. Sarkozy : "Il est gentil au début. Après, ça tourne mal".  Débat cette fois lors de la campagne lors de la campagne pour élections européennes. Sur le plateau de TF1, dans l’émission Public, les esprits s’échauffent un peu à la fin du programme. "Il est gentil au début. Et après ça tourne mal", lance ainsi Nicolas Sarkozy à François Hollande. "Vous ne l’êtes ni au début, ni à la fin", lui rétorque François Hollande, du tac au tac.

"Au début, il est gentil. Après ça tourne mal" :



2003. Hollande : "Faisons la loi, et n’en parlons plus". Nicolas Sarkozy et François Hollande se retrouvent au théâtre du Rond-Point, à Paris, pour un débat organisé par le journal Le Monde autour d’Edwy Plenel. La question de l’interdiction du port du voile à l’école est abordée. "Si on pense que le port d’un signe religieux n’a pas sa place à l’école, (…) eh bien faisons une loi, et n’en parlons plus", estime François Hollande. Ce à quoi Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur, lui répond : "Eh bien, avec cette loi, vous communautarisez les gens parce que vous direz aux Français dont les familles croient, qu’ils n’ont plus leur place dans l’école de la République".

"Vous communautariserez les gens" :

Par la suite, les deux finalistes de la présidentielle de 2012 ont eu l'occasion de débattre une dernière fois lors d'un débat organisé par la radio RTL en 2005. Tous ces "matches" passés feront sans aucun doute l'objet d'études approfondies de la part de deux camps pour préparer au mieux le débat de l'entre-deux-tours. Avec l'objectif de détecter les points faibles de l'adversaire, pour mieux le déstabiliser.