Sarkozy en visite en Seine-Saint-Denis

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Sarkozy en visite en Seine-Saint-Denis
@ REUTERS
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Le président a visité mardi matin deux dépôts d'autobus cibles d'attaques en mars.

Du jamais vu. Nicolas Sarkozy est mardi matin à Bobigny pour assister à la prise de fonctions du nouveau préfet de Seine-Saint-Denis, Christian Lambert. Ce proche du président a été installé lundi matin à la préfecture de Bobigny.

Le chef de l’Etat est accompagné du ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux, du directeur général de la police nationale, Frédéric Péchenard, et de Michel Gaudin, préfet de police de Paris. En début de matinée, il s'est rendu à Tremblay-en-France et a visité deux dépôts d'autobus, cibles d'attaques en mars dernier.

Le chef de l'Etat a alors assuré avoir "décidé une action en profondeur" à Tremblay et Sevran pour "lutter contre les trafics et les trafiquants". "La République ne reculera pas d'un millimètre", a promis le président. "Tous les jours, il y aura des actions de police contre les trafics et les trafiquants. Vos lignes de bus seront sécurisées" et "il y aura dans chaque bus une liaison directe avec la police, de façon à pouvoir localiser le bus pour ne pas perdre de temps", a-t-il détaillé.

En fin de matinée, le chef de l'Etat devrait avoir une réunion sur les questions de sécurité en Seine-Saint-Denis à la préfecture de Bobigny avant de prononcer un discours à l'occasion de la prise de fonctions de Christian Lambert.

Un proche du président

Christian Lambert, 63 ans, jusque-là directeur de cabinet du préfet de police de Paris, après avoir été chef du Raid et patron des CRS, a été nommé préfet de Seine-Saint-Denis le 7 avril en Conseil des ministres.

Il remplace à ce poste Nacer Meddah, premier préfet francilien issu de l'immigration, resté 15 petits mois dans le département. Un département symbole de la lutte contre l’insécurité menée par le gouvernement.

Une opération de com’ ?

Une visite critiquée par le président du conseil général Claude Bartolone (PS), qui y voit une opération de communication. "Ce genre de comportement qui relève plus de la campagne électorale que de l’attitude d’un président de la République ne sera jugé que par les résultats qu’il pourra obtenir", prédit l’élu socialiste.