Sarkozy éconduit vertement un photographe

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Sarkozy éconduit vertement un photographe
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Le président français a refusé de se faire tirer le portrait par un photographe réputé travaillant pour The New Yorker.

Zapatero, Brown, Lula, Kirchner, Ahmadinejad, Morales ou encore Chavez : au total, ce sont une centaine de photos, des gros plans souvent en noir et blanc, que publie cette semaine le prestigieux magazine américain The New Yorker. Un absent remarqué : Nicolas Sarkozy, qui a refusé avec fracas de poser lors de l’Assemblée générale de l’ONU en septembre dernier.

"Sarkozy a été très grossier et agressif avec moi. Je lui ai tendu la main, il l’a regardée puis a refusé de la serrer. Il a jeté un coup d’œil à mon installation et s’est écrié : ‘Qu’est-ce que c’est ? Non ! Je déteste les photos’. Et il s’est enfui en gesticulant et en hurlant :’Je déteste les photos’", raconte le photographe anglais Platon, installé depuis une décennie à New York.

Platon avait demandé une autorisation spéciale pour installer juste au pied de la tribune de l’ONU un mini-studio de photographie. "Pendant des mois, des membres de l’équipe du New Yorker ont écrit des lettres à plusieurs gouvernements et ambassades. Mais le projet a finalement été une improvisation de 5 jours, avec Platon faisant de son mieux pour attirer jusqu’à son appareil-photo des dirigeants comme Ahmadinejad, Chavez et Kadhafi", raconte le magazine.

Sur le site du New Yorker, Platon raconte chacune de ses rencontres. Certains dirigeants ont accepté de s’arrêter pendant plusieurs minutes, d’autres ne lui ont laissé que quelques secondes comme le Brésilien Lula. Merkel et Obama ont décliné poliment l’invitation, la première sans donner d’explications, le second en permettant d'utiliser des clichés pris lors d'une autre séance pour The New Yorker. Mais aucun n’a réagi comme le président français, assure le photographe.