Sarkozy écarte un retrait d’Afghanistan

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Sarkozy écarte un retrait d’Afghanistan
@ REUTERS
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"La France restera engagée aussi longtemps que nécessaire", a répété le chef de l’Etat mercredi.

Comme il l’avait fait en janvier dernier, puis en mars, Nicolas Sarkozy a écarté de nouveau la possibilité que les troupes françaises quittent l’Afghanistan. La France "restera engagée en Afghanistan, avec ses alliés, aussi longtemps que nécessaire et aussi longtemps que le souhaitera le peuple afghan", a répété le président de la République, face aux ambassadeurs réunis à l'Elysée.

Deux autres soldats tués

Le débat sur la présence française en Afghanistan a été relancé cette semaine une nouvelle fois après la mort de deux soldats, pris pour cible par les talibans.

Le Parti socialiste avait alors déploré une "dégradation continue" de la situation sur place et appelé à l’organisation d’une "conférence internationale" sur le sujet. L’ancien ministre socialiste Paul Quilès avait parlé d’un "bourbier", sur Europe 1 mardi. Même l’ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin, pour qui "une forme d'impasse se dessine" en Afghanistan, avait réclamé un calendrier de retrait.

Pas de "calendriers artificiels"

"Notre action au service de la paix ne doit pas être soumise à des calendriers artificiels et aux humeurs médiatiques", a rétorqué mercredi Nicolas Sarkozy, qui a réfuté tout "catastrophisme".

Au passage, le président de la République a développé un nouveau concept : celui d’"arc de crise du terrorisme", qui engloberait l’Afghanistan mais s’étendrait du Pakistan au Sahel, où l’otage français Michel Germaneau a été tué par Al-Qaïda au Maghreb islamique en juillet dernier.

Dans les autres pays de la coalition présente en Afghanistan, le thème du retrait revient en tout cas de plus en plus fréquemment à l’agenda. Aux Etats-Unis notamment, un calendrier de retrait à partir de juillet 2011 a été évoqué.