Sarkozy écarte la piste d’un remaniement

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Sarkozy écarte la piste d’un remaniement
@ REUTERS
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"C'est un problème français que de confondre les rendez-vous", a assuré le président.

C’est en président de la République, avec encore du pain sur la planche "pour cinq ans", que Nicolas Sarkozy s’est rendu mardi à Pontarlier, dans le Doubs. En conclusion d'une table ronde sur le thème de l'emploi, il a malgré tout glissé quelques mots sur les élections régionales. Ecartant au passage l’idée d’un remaniement gouvernemental au soir du 21 mars.

"C'est un grand problème français que de confondre tout le temps les rendez-vous. Elections régionales, conséquences régionales. Elections nationales, conséquences nationales", a martelé Nicolas Sarkozy qui a lui-même effectué plusieurs visites sur le terrain, dans des régions clés comme le Centre ou la Corse, au cours des dernières semaines.

Un "petit événement" ?

Avant de préciser : "Il faut arrêter avec cette instabilité ministérielle où on change les ministres tout le temps, ou dès qu'il y a un petit événement, on vous demande des initiatives politiques", a-t-il ajouté.

Brice Hortefeux, le ministre de l’Immigration connu pour être un proche du chef de l’Etat, avait également écarté dimanche dernier la piste d’une "modification d'équipe". Mais il avait assuré que Nicolas Sarkozy serait "attentif" aux résultats des régionales. "Quand des millions de gens votent, c'est mon devoir de les écouter", avait déclaré lui-même le président de la République, sur TF1, le 25 janvier dernier.

Le poids des sondages

Mais, à cinq jours du scrutin, les sondages sont peu favorables à la majorité présidentielle. Au premier tout, l’UMP et le PS seraient bien à égalité, avec 29,5% d'intentions de vote, selon une enquête Ifop pour Paris-Match dévoilée mardi. Mais au second tour, l’ensemble des listes de gauche recueilleraient 52%, contre 39,5% pour les listes de la droite parlementaire et de l'extrême droite.

"Il m'arrive de penser ces jours-ci qu'ils sont bien imprudents tous ces observateurs de dire que vous avez décidé avant d'avoir décidé", a rétorqué Nicolas Sarkozy.

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