Sarkozy : des proches à "recaser"

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Sarkozy : des proches à "recaser"
Xavier Musca, le secrétaire général de l'Elysée, rêve maintenant de diriger le Mécanisme européen de stabilité (MES).@ Maxppp
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Ses collaborateurs espèrent trouver rapidement de nouvelles fonctions. L'Elysée s'y emploie.

Pendant que les ministres préparent leurs cartons, Nicolas Sarkozy préside mercredi à 10 heures son dernier conseil des ministres. Symboliquement, François Fillon, le Premier ministre y fera le bilan du quinquennat. Une séquence "'émotion" au cours de laquelle Nadine Morano, la ministre de l'Apprentissage, a prévu de récupérer le petit carton à son nom sur la table du conseil pour le faire dédicacer à son "mentor", Nicolas Sarkozy. 

Mais au-delà de cet instant solennel, à l'Elysée, on s'active ces derniers jours en coulisses. Les collaborateurs du président de la République sortant espèrent se "recaser" le plus vite possible.

Trois proches au Conseil d'Etat

Plusieurs membres du cabinet de Nicolas Sarkozy sont actuellement à la recherche d'un poste pour les années à venir. Ces dernières semaines, entre deux cartons, beaucoup de coups de fil ont été passés. Pas moins de trois proches du président sortant vont ainsi rejoindre prochainement le Conseil d'Etat, la plus haute juridiction administrative.

D'autres seront recasés comme ambassadeurs mais avec parfois quelques "contretemps". Par exemple, un conseiller de la cellule diplomatique, choisi pour être ambassadeur en Thaïlande, voit actuellement sa nomination contester par les syndicats du Quai d'Orsay.

Xavier Musca rêve du MES

D'autres vont s'orienter vers le secteur privé à la faveur d'un carnet d'adresses bien rempli. Un fidèle du président va ainsi rejoindre un grand groupe industriel mais la nomination n'est pas encore effective.

Un temps pressenti pour prendre la direction de la Caisses des dépôts et consignations (CDC), Xavier Musca, le secrétaire général de l'Elysée, rêve maintenant de diriger le Mécanisme européen de stabilité (MES) qu'il a aidé à bâtir. Mais pour l'instant, le poste n'est pas libre.

En janvier dernier, Nicolas Sarkozy avait promis de geler les nominations à la tête des établissements publics jusqu'à "la présidentielle". Ce temps est désormais révolu.