Sarkozy défend ses "visites de terrain"

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Sarkozy défend ses "visites de terrain"
Nicolas Sarkozy a déjeuné avec des chauffeurs routiers dans ce restaurant de Veauche, dans la Loire.
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Le chef de l’Etat a rencontré mardi des chauffeurs routiers. Se défendant d'être en campagne.

Nicolas Sarkozy s'est rendu mardi dans la Loire pour un déjeuner avec 14 chauffeurs routiers sélectionnés spécialement. L'occasion pour le chef de l'Etat de dialoguer directement avec des salariés mais surtout d'inaugurer une nouvelle méthode de communication, le "déplacement catégoriel" dans le jargon de l'Elysée, alors que se profile le début de la campagne présidentielle.

Le repas s'est tenu au Champvert, un relais routier situé sur la commune de Veauche, à proximité de Saint-Etienne. Au menu du déjeuner, du rôti de veau et du gratin dauphinois pour Nicolas Sarkozy. "J’ai eu droit à la bise du président", a commenté la propriétaire du restaurant qui n'a vu le président à table que pendant trois quarts d'heure.

"J’ai fait près de 300 visites de terrain"

Selon son entourage, le chef de l'Etat ne veut plus aucun tabou et des discussions franches et directes. "J'aime aller sur le terrain, j'aime aller au contact des gens", a indiqué Nicolas Sarkozy en marge de ce déplacement. "Aller à la rencontre des Français, c'est aller à la rencontre de leurs problèmes et de leurs souffrances", a-t-il ajouté.

Mais il s'est défendu d'être déjà en campagne pour 2012. "Vous savez, depuis que je suis président, j’ai fait près de 300 visites de terrain. C’est comme si j’avais consacré une année de ma vie à aller à la rencontre des Français. Et naturellement aller à la rencontre des Français, c’est aller à la rencontre de leurs souffrances et de leurs problèmes", a-t-il commenté au micro d'Europe 1. "Il cherche des voix", comme d'autres candidats, a répliqué Sophie Moulin, l'un des chauffeurs invités.

D'autres déplacements en vue

D'autres déplacements de ce type sont prévus dans les semaines qui viennent. Il a va ainsi notamment rencontrer des chauffeurs de taxi et des infirmières pour ce qui s'apparente à une tentative de reconquête d'électorats qui lui ont tourné le dos depuis 2007.